A l’Hombre des Andes, un projet éducatif sur l’alimentation

En novembre prochain, vous quitterez la France pour partir pédaler 3000 km à travers la Cordillère des Andes. D’où vient l’idée d’un tel périple ?
Pierre : Tout simplement de l’envie de voyager et de découvrir d’autres cultures. Thomas et moi venons de terminer nos études et, avant d’entrer dans la vie active, nous voulions faire une sorte de coupure pour partir à l’aventure. Notre but n’était pas seulement de voyager pour nous, mais surtout de partager nos découvertes. C’est comme ça que l’idée du projet est née. La destination des Andes et de l’Amérique latine s’est ensuite imposée, car c’est un continent que nous connaissons très peu et qui a beaucoup à offrir.

Vous allez relier Santiago, au Chili, à La Paz, en Bolivie, en travaillant dans des fermes biologiques. Pourquoi ?
Un des buts de ce voyage est d’amener les enfants français à réfléchir sur ce qu’ils mangent. Nous avons donc monté des partenariats avec des écoles à Créteil et Paris dans lesquelles nous organiserons des ateliers, notamment sur la pomme de terre, qui tire son origine en Amérique latine. Ce que nous voulons montrer aux enfants, c’est que nos aliments viennent parfois de l’autre bout du monde, et qu’il y a moyen de s’intéresser à leur origine.
Ensuite, pendant notre périple, nous tiendrons à jour un carnet de voyage avec des portraits de fermiers, des vidéos sur leur façon de travailler et des dessins, ce qui nous permettra de rester en contact avec les écoles françaises. Nous prévoyons aussi de croiser des interviews des producteurs bio en France et en Amérique afin d’exposer concrètement la différence entre les techniques d’agriculture conventionnelles et biologiques, et leur avis sur l’importance d’une consommation différente.
Enfin, nous voulons créer un échange entre les écoliers d’ici et ceux que nous rencontrerons en les interrogeant sur leur alimentation quotidienne ou leurs plats préférés.

Pourquoi avoir choisi de vous déplacer à vélo ?
Pour nous, ça a été une évidence aussi bien d’un point de vue économique que d’un point de vue écologique. Être à vélo, c’est prendre son temps pour admirer les paysages mais aussi être libre de s’arrêter quand on le souhaite. On est plus accessible et plus enclin à aller vers les gens. Parcourir ces 3000 km, ce sera quand même un challenge sportif, mais je suis persuadé que le jeu en vaudra la chandelle !

Retrouvez toutes les infos sur leur site : alhda.weebly.com
Si vous souhaitez soutenir le projet de Thomas et Pierre, une campagne de crowdfunding sera lancée en septembre.


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