Accordez-vous entre voisins !

Il existe un monde dans lequel 1 heure de repassage donné peut rapporter 1 heure de cours de guitare. C’est celui de l’Accorderie, un concept solidaire né en 2002 au Québec. A l’origine, l’objectif était simple : lutter contre la pauvreté et l’exclusion en favorisant la mixité sociale. « Ce n’est pas de la charité, c’est  de la solidarité, précise Pascale Caron, présidente de la première Accorderie, à La Croix. Les Accorderies recréent de la vie à l’intérieur d’un quartier, mais aussi entre plusieurs quartiers. »

Concrètement, les Accordeurs mettent à la disposition des autres leurs savoir-faire. Chaque offre est publiée sur le site de l’Accorderie locale (et dans un annuaire papier pour ceux sans Internet) et les coordonnées des membres sont affichées. Les personnes intéressées se contactent et leurs services donnés et reçus sont enregistrés sur un « compte temps ». La spécificité de l’Accorderie est bien sûr de ne pas parler en Euros (sauf pour rembourser de la peinture, par exemple), mais en temps, ce qui donne accès à des richesses non-monétaires. « Certaines personnes très seules demandent simplement qu’on les accompagne en promenade pendant une heure », ajoute Pascale Caron. Les Accordeurs qui le souhaitent peuvent aussi s’investir au niveau collectif. Il s’agit alors de rendre des services d’intérêt général (comme un groupe d’achat) qui peuvent concerner plusieurs Accordeurs.

Les villes de France qui disposent déjà ce système (Paris 14e arrondissement, Paris 18e, Paris 19e, Paris Grand-Belleville, Chambéry et Die) connaîtront peut-être le même succès que leurs cousines québécoises devenues coopératives de solidarité où l’on pratique également les achats groupés et le crédit solidaire. C’est tout ce qu’on leur souhaite !

Infos : www.accorderie.fr
 

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