Bien choisir biberons et tétines

Un récipient, une tétine, un socle et un capuchon. Il n’en fallait pas plus pour changer la vie des jeunes mamans. Grâce au biberon, elles ne sont plus les seules à pouvoir donner à manger aux plus petits, d’autres adultes peuvent prendre le relais. Mais le biberon a aussi d’autres avantages : il permet de nourrir un bébé qui refuse de prendre le sein, et sert de relais au moment du sevrage. Bref, il est indispensable pendant 2 ou 3 ans.

Première chose à savoir : un bébé boit entre six et huit biberons par jour. Autant prévoir dès le début la bonne quantité : achetez-en au moins 6 exemplaires, pour en avoir un pour chaque tétée. Le plus simple est de démarrer avec des biberons complets (biberons et tétines de la même marque, pour éviter les fuites), quitte à ajouter un peu de fantaisie plus tard.

Lors de votre achat, vous devez prendre en compte plusieurs critères :

-La taille
Un nourrisson se contentera des plus petits formats (120 à 150 ml), mais rien ne vous empêche d’acheter directement les biberons de taille normale (240 ml), surtout pour y mettre de l’eau. Ils seront un peu grands au début, mais deviendront parfaitement adaptés dès 3 mois. N’oubliez pas que bébé grandit vite, tout comme son appétit !

-La matière
Il faudra choisir votre biberon en fonction de votre budget, mais surtout en fonction de votre utilisation. Un biberon en plastique, par exemple, sera robuste, maniable, et facile à tenir en main. Et aujourd’hui, plus besoin de craindre la présence bisphénol A -BPA- (substance chimique), car les biberons sans BPA se sont généralisés. Côté nettoyage, c’est plutôt simple : on peut les stériliser à chaud ou à froid.
Un biberon en verre, lui, sera plus facile à laver, et résistera bien à l’épreuve du temps. Attention toutefois à ne pas trop le faire tomber par terre, car il reste fragile en cas de chute, et peut être également plus lourd à porter. Pour le stériliser, privilégiez une stérilisation à chaud.
Enfin, l’inox ou « biberons isothermes ». Ils sont pratiques pour conserver le liquide chaud, mais un peu moins pour vérifier la dose de lait qu’ils contiennent.

-La forme
Chaque forme a son avantage : les biberons coudés (légèrement inclinés au niveau du goulot) favorisent la digestion de bébé, les biberons cylindriques sont faciles à laver, les biberons triangulaires et les biberons à anses facilitent la prise en main et l’autonomie de bébé… Choisissez aussi un biberon qui correspond au mieux à votre main.

-La tétine
Comme souvent, il n’y a pas de tétine miracle : à vous de voir ce que votre enfant préfère. Toutefois, sachez que les tétines en caoutchouc, marron, sont souples et même se ramollissent (elles doivent être changées fréquemment). Elles sont utiles si votre bébé a du mal à téter. A l’inverse, les tétines biberons en silicone, transparentes, sont plus dures. Elles seront donc idéales si vous souhaitez limiter le débit du biberon, car elles demandent un effort de tétée supplémentaire.
Nos conseils : optez pour une tétine avec un perçage excentré pour les nourrissons, afin que le lait n’aille pas au fond de la gorge ; choisissez une tétine avec une valve anti colique, pour que bébé avale moins d’air ; changez tétines et biberons souvent pour une meilleure hygiène.
 

L’importance de la stérilisation
Stériliser, c’est éviter toute contamination et limiter l’exposition de bébé aux germes et autres virus. Pour cela, trois solutions : à froid (à l’aide d’un récipient et de comprimés), à chaud (à l’aide d’une casserole, d’un stérilisateur, ou d’une cocotte-minute) ou à la vapeur. Cette dernière méthode est non seulement rapide (15 minutes), mais aussi pratique, car elle peut se faire au micro-ondes. La marque Nuby propose, par exemple, un stérilisateur à vapeur pour micro-ondes sans BPA et sans phtalates.
Notez que la stérilisation n’est plus obligatoire, mais que les biberons doivent quand même être nettoyés après chaque utilisation.

Zoom sur le bisphénol A
Depuis juin 2011, il est interdit de produire et de commercialiser des biberons contenant du BPA en Europe. L’Union Européenne s’est saisie du dossier à cause des nombreuses mises en cause qui entourent ce composé chimique. En effet, il est soupçonné d’augmenter les risques de puberté précoce chez les femmes, de cancer de la prostate ou du sein, et d’anomalies de reproduction.

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