Bientôt une bière locale à Paris

Pourquoi avoir choisi d’installer une brasserie à Paris ?
Grands amateurs de bières, il nous paraissait fou que les parisiens boivent de la bière importée et pas forcément de bonne qualité, alors que l’Ile-de-France est proche de régions agricoles capables de fournir 90% des ingrédients nécessaires à la fabrication d’une bière. D’autres régions, comme la Bretagne, la Corse ou le Nord, ont de très bonnes bières. Pourquoi pas Paris ?

Difficile à croire qu’il y ait assez de place dans Paris intra-muros pour installer une brasserie !
C’est sûr. D’ailleurs nous avons mis plus de deux ans à trouver le local idéal. Il y avait beaucoup de contraintes techniques : les évacuations d’eau, l’accès livraison, la hauteur sous-plafond pour les cuves… Ce n’était pas évident. Mais finalement, nous avons trouvé tout près de la place de la République. C’est l’endroit idéal car nous serons proches de nos distributeurs : les marchés, les épiceries, les bars, les fromagers…

L’aspect local était donc important pour vous ?
Oui, cela faisait partie de nos critères. Nous pouvons ainsi réduire le nombre de kilomètres entre les fournisseurs, les distributeurs, et les clients, mais aussi le nombre d’intermédiaires. Nous souhaitons aussi que les gens puissent venir voir nos locaux : où est fabriquée la bière ? Dans quelles conditions ? Quelles sont les recettes ? etc. Les consommateurs s’intéressent de plus en plus à la qualité des produits qu’ils achètent, et surtout à Paris où les habitants sont plus exigeants et ont un pouvoir d’achat supérieur.

Et selon vous ils sont prêts à payer plus pour des produits de meilleure qualité ?
Oui, mes associés et moi en sommes convaincus. Nous avons beaucoup voyagé, notamment aux États-Unis et en Allemagne, et nous avons vu que les micro-brasseries se développaient énormément. Chaque région a sa brasserie locale. Du coup, les bières sont plus variées, les recettes plus originales… Outre-Atlantique, le marché des craft beers a progressé dès le début des années 80. Et depuis 15 ans, le marché des bières dites « de luxe » (les entrées de gamme, comme Kronenburg ou 33 export) décroit en volume, alors que celui des bières spéciales est en perpétuelle hausse. Les consommateurs veulent changer des produits standardisés.

BAPBAP est encore en recherche de financement et lancera bientôt une campagne de crowdfunding. La rédaction de Greenweez Magazine vous tiendra informés des liens web utiles si vous souhaitez y participer.

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