Ca butine pour notre beauté

Vous êtes un vrai passionné d’abeilles, en 2008 vous avez lancé « Un toit pour les abeilles », afin de créer du lien entre elles et les hommes.
Oui, j’ai quelques ruches mais je n’ai jamais été apiculteur professionnel. A l’origine, « Un toit pour les abeilles » était une initiative locale, non commerciale et bénévole. Nous avons demandé à des chefs d’entreprises, qui avaient une empreinte environnementale sur le secteur de la Rochelle, de nous prêter leur image pour s’afficher comme protecteurs des abeilles et soutenir les apiculteurs. Il faut savoir qu’il doit y avoir 1 800 apiculteurs professionnels en France, souvent payés au smic. Nous, nous avons voulu communiquer sur le service écologique rendu par l’abeille, en proposant à ces entreprises de parrainer des ruches.

Vous avez rencontré un grand succès. Comment êtes-vous passé du parrainage à l’élaboration de cosmétiques bio ?
Effectivement, aujourd’hui, nous travaillons avec de plus de 40 apiculteurs et avons ouvert le réseau de parrainage à toute la France, avec 10 000 particuliers et 500 entreprises. En travaillant autour du miel, nous avons pris connaissance des études du professeur Bernard Descottes*, qui a exercé pendant plus de vingt ans au CHU de Limoges. Il a testé des produits traditionnellement utilisés pour la cicatrisation, issus de la pétrochimie, comme Débrisan ou Biogaze, et le miel de thym. Le miel s’est révélé avoir des vertus deux fois supérieures aux autres dans la reconstruction de la peau. Par la suite, nous avons fait intervenir un bureau d’études, spécialisé dans le lancement de produits cosmétiques, puis nous avons rencontré trois laboratoires qui ont travaillé sur nos produits, des pionniers du bio qui avaient déjà une expérience dans le miel.

Quels sont les engagements de la marque sur la protection des abeilles ?
Premièrement, chaque personne qui achète un produit est invitée à passer un moment autour d’une ruche avec un apiculteur du réseau. Nous avions envie de montrer d’où viennent les produits et quelle est la vie d’une ruche. La deuxième chose est le parrainage d’abeilles. Là, nous ne sommes plus du tout dans la récolte, mais nous laissons les abeilles vivre de façon naturelle, avec leur rôle de pollinisateur. C’est moi qui m’en occupe en l’occurrence et j’espère que ce « conservatoire de l’abeille » va devenir « magique » au fil du temps. Enfin, nous avons une vallée de 40 hectares, du côté de Jarnac, où nous avons pris contact avec les agriculteurs de ces zones de culture, pour récupérer ces terres et y semer des fleurs. Chaque produit Folies Royales acheté nous permet de semer une parcelle de plus.

*Le professeur Bernard Descottes, chef du service Chirurgie viscérale et Transplantations du CHU de Limoges (décédé en 2009), a utilisé le miel durant 25 ans pour la cicatrisation des plaies post-opératoires et des escarres. Il établit alors un protocole « Miel et cicatrisation », pour l’application du miel sur les plaies.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free