Comment limiter l’impact de notre alimentation sur l’environnement ?

Réduire la consommation de viande et de poisson
Les chiffres sur l’élevage parlent d’eux-mêmes : 16 000 litres d’eau sont nécessaires pour nourrir un bœuf et 18% des émissions globales gaz à effet de serre sont dues à l’élevage. Dans les océans, le bilan n’est guère mieux : les pertes de poissons représentent 30 millions de tonnes sur les 100-130 tonnes qui sont débarquées chaque année.

Notre conseil : mangez moins de viande, mais choisissez-en une de meilleure qualité. Pour cela, fiez-vous aux labels Appellation d’origine contrôlée, Label rouge, Bio ou Viande bovine française. Sinon, pourquoi ne pas goûter les insectes ?
Côté mer, on évite les poissons menacés (la liste est disponible sur Greenpeace : crevettes roses, cabillaud, églefin, saumon de l’Atlantique, sole, bar…), on surveille les périodes de reproduction et on s’en réfère aux labels MSC (Conseil pour la gestion des ressources marines), AB ou Label rouge.

Manger bio
En France, environ 100 000 tonnes de produits phytosanitaires sont utilisés chaque année. Des pratiques non sans conséquences sur l’environnement (pollution, perte de biodiversité…) ou sur la santé humaine (possibles interférences avec notre système hormonal, immunitaire ou reproducteur). La règlementation bio interdit leur usage, mais les aliments bio n’en sont pas totalement exempts (contamination dans les champs voisins…).

Notre conseil : si vous jugez les produits bio chers, vous pouvez par exemple, acheter groupé via des Groupements d’achat citoyen, ou sur Internet (Les Colis du Boucher, Biobox, Prod8frais…). Pensez également aux formats recharge qui limitent les déchets, ou aux grands conditionnements, souvent plus économiques.

Lutter contre le gaspillage alimentaire
Savez-vous qu’un tiers de la production alimentaire mondiale est gaspillée ou perdue chaque année ?

Notre conseil : pour limiter ce gâchis, souvenez-vous de nos solutions simples (on prépare ses menus avant de faire ses courses et on part le ventre plein, on achète à la coupe ou en vrac, on apprend à mieux conserver les aliments, on évite de mettre ses restes dans des boites opaques pour voir l’intérieur…).

Acheter local
Choisir des aliments qui n’ont pas été transportés à travers le monde avant d’arriver dans nos assiettes (en France, la distance moyenne qui sépare la fourche de la fourchette est de 2 000 km) limite les émissions de CO2. Manger local permet aussi de retrouver un lien aux saisons et aux saveurs, et réduit l’exposition aux additifs alimentaires.

Notre conseil : adhérez à une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Il y en a partout ! L’idée est simple : un groupe de consommateurs et un agriculteur de proximité s’associent. Fruits, légumes, œufs, fromage ou viande sont livrés sous la forme de paniers chaque semaine à un endroit précis et pour un prix stable. Tout le monde est gagnant !

Plus d’infos sur la Journée mondiale de l’environnement : www.unep.org/french/wed
Chiffres : Nations Unis

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