Comment rendre son bureau éco-responsable

Le papier

Un salarié imprime en moyenne 28 pages par jour, ce qui correspond à 80 kg de papier par an. Or, 20% des documents imprimés sont jetés à la poubelle… sans même avoir été lus ! Pensez à noter les adresses et autres numéros de téléphone sur un calepin plutôt que de les imprimer systématiquement. Autres bonnes habitudes : imprimer sur des pages de brouillon, privilégier l’impression recto/verso, choisir du papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement (labels PEFC et FSC), essayer la lecture à l’écran plutôt que l’impression systématique et regrouper des textes sur un même document, au lieu d’imprimer des feuilles au 3/4 vides. Réduire de 10% le taux d’impression permet d’économiser cinq tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise.

Les cartouches d’encre

En France, 70 millions de cartouches jet d’encre et 11 millions de cartouches toner sont utilisées par an. A peine plus de 10% d’entre elles sont recyclées, générant ainsi plusieurs dizaines de milliers de déchets non dégradables. Pensez donc à faire appel aux organismes de recyclage, mais aussi à privilégier les imprimeurs éco-responsables qui proposent des encres exemptes de produits toxiques et assurent une meilleure gestion des déchets dangereux.

Internet

Une requête Google, ça pollue ? Oui ! C’est l’équivalent de 56 mètres en voiture. L’Ademe a calculé que les envois d’emails dans le cadre professionnel (58 courriels reçus et 33 envoyés d’une taille d’1MO en moyenne par salarié) génèrent chaque année 13,6 tonnes équivalent CO2 par entreprise, soit environ 13 aller-retour Paris-New York. Les bons gestes ? Bien orthographier ses recherches sur Google pour ne pas multiplier les clics, réfléchir à deux fois avant de télécharger des fichiers ou de transférer des mails, ne pas vérifier ses mails toutes les 30 secondes, fermer les applications dont on ne se sert pas, utiliser une clé USB pour donner un document à son voisin au lieu de lui envoyer un mail, enregistrer en « favoris » les sites fréquemment consultés, compresser un document de taille importante avant son envoi pour réduire la taille de la pièce-jointe, nettoyer régulièrement sa messagerie électronique…

La consommation d’énergie

Une heure d’éclairage en moins, c’est 50 à 100kWh d’économisés. Une baisse de température d’ambiance d’1°C permet d’économiser jusqu’à 7% sur la facture énergétique d’un bâtiment. Quand on quitte une pièce vide, on pense donc (bien sûr !) à éteindre la lumière, mais aussi son ordinateur, la mise en veille étant énergivore. On peut aussi suggérer l’installation dans son entreprise de minuteurs ou de lumière à détecteurs de présence sur les lieux de passage et de thermostats programmables, permettant, entre autres, de réduire le chauffage durant la nuit et les week-ends. Enfin, on aménage son bureau pour profiter au maximum de la lumière naturelle.

Les déplacements

Une réunion téléphonique hebdomadaire ou, mieux, une visioconférence peut tout à fait suffire à faire le point avec vos collègues. On profite ainsi des avancées technologiques pour limiter ses déplacements et… gagner du temps. Pourquoi ne pas aussi venir au bureau en vélo ou en covoiturage ? Sachez aussi qu’en prenant le bus, vous émettrez trois fois moins de CO² qu’en voiture.

Les fournitures

D’accord, on ne vous demande pas toujours votre avis, mais vous pouvez toujours suggérer à votre entreprise de choisir un fournisseur éco-responsable proposant des chemises en carton recyclé, des colles et des rubans adhésifs à base végétale, des taille-crayons en bois, des agrafeuses en plastique recyclé… Vous pouvez déjà réduire votre consommation de gobelets en plastique en privilégiant les tasses individuelles. Une société de 200 personnes en utiliserait plus de 60 000 par an. Ils mettent plus de 100 ans à se dégrader dans la nature et ne sont généralement pas recyclés.

Crédit photo : Christian Pottgiesser 

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