Des plantes sauvages dans mon assiette

Qu’est-ce qu’une plante sauvage ?
C’est une plante qui pousse spontanément, sans intervention humaine. On les appelle parfois « les indésirables » ou « les mauvaises herbes », car on les trouve aussi bien dans les haies que le long des chemins. Mais n’allez pas croire qu’elles poussent seulement à la campagne. En ville aussi, on peut trouver du plantain, de la mauve, du pissenlit, ou du mouron blanc. Il faut juste les cueillir dans les endroits protégés de la pollution.

Comment reconnaître celles qui sont comestibles ?
Moi, j’utilise mes sens : le visuel, l’odorat, le toucher. Mais quand on ne s’y connait pas, mieux vaut être accompagné par quelqu’un qui a l’habitude. Sinon, on peut s’aider des livres, mais il y a toujours un risque de confusion. Par exemple, au début du printemps, la consoude et la digitale se ressemblent. Seulement la digitale est toxique, et la consoude comestible.

Comment les utilise-t-on en cuisine ?
Elles vont remplacer les légumes ou les aromates. En ce moment, on trouve beaucoup de camomille. Cette plante, quand on la presse, dégage une odeur d’ananas pour certains, de pomme verte pour d’autres. Moi, je vais m’en servir pour aromatiser un vin apéritif, faire du sirop, ou des biscuits. Mais je peux aussi la mettre dans une salade verte ou une salade de fruits. L’ortie a aussi de multiples utilisations : en amuse-bouche, on peut en faire un tartare ou un pesto. Mais il donne également d’excellents potages, quiches, gratins ou purées. On peut le cuisiner en dessert, en glace ou gelée. Dernier exemple : l’épiaire des bois. Cette plante dégage une odeur de champignon quand on la froisse. A la cuisson, tout ce parfum va justement être révélé.

On peut donc les consommer crues ou cuites ?
Bien sûr. Mais il faut savoir que les plantes crues garderons tout leur potentiel de vitamines et de minéraux. D’ailleurs, les plantes sauvages en ont beaucoup plus que les autres, car elles poussent à l’endroit qui leur convient le mieux. Mais à un certain stade de leur vie, certaines plantes doivent être cuites car elles vont dégager plus d’amertume et seront moins agréables en bouche.

Si vous deviez nous convaincre en quelques mots de manger des plantes sauvages…
Déjà, c’est gratuit ! Ensuite, ça ne demande aucun entretien. Il suffit de laisser un endroit évoluer spontanément, et 4 ou 5 plantes comestibles pousseront. Enfin, c’est une façon de manger local, mais aussi de se reconnecter à la nature.

Le site de Marie-Renée Rupin : http://cuisinesauvage.wordpress.com/9-2/

Il est aussi possible de cuisiner avec des fleurs. Par exemple, la marque « Les Encens du monde » en propose.

 

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