Direct Producteurs Fruits Secs : « Bien connaitre ses producteurs, pour mieux connaitre ses produits »



Quelle est l’histoire de Direct Producteurs Fruits Secs ?

Direct Producteurs Fruits Secs est la réunion de deux passions : les voyages et l’agronomie. Je suis agronome de formation, avec une sensibilité pour l’agriculture biologique. En 2004, j’ai créé Direct Producteurs Fruits Secs, société d’importation et de distribution de fruits secs bio. Mais avant d’être importateur je suis surtout un « sourceur »: je vais à la source des pays producteurs de fruits secs. Et une fois la zone de production identifiée, je monte un partenariat avec les agriculteurs, les coopératives, en les accompagnant sur le long terme.

En quoi consiste cet accompagnement ?
Il y a d’abord l’accompagnement technique, qui repose sur la mise à disposition d’agronomes. Au Sri Lanka, nous travaillons avec Vicky, notre agronome local. Il a une connaissance de l’agronomie tropicale remarquable qui lui permet de piloter les projets au Sri Lanka et au Vietnam. Nous fournissons également des équipements : bâches, tamis et caisses en plastique, car la qualité des fruits secs se joue au moment du séchage et du stockage. Enfin, nous accompagnons les producteurs dans la mise en place de démarches positives : comme au Tibet où je suis allé former un agriculteur sur l’hygiène, la détection de corps étrangers, toutes les démarches de qualité pour avoir un produit plus sain.

Ces démarches passent par un soutien financier. Quels types de projets accompagnez-vous ?
Nous préfinançons des campagnes, notamment au moment des récoltes, en Turquie, au Tibet ou en Espagne. Nous prenons aussi en charge les frais de certifications écologiques. En Turquie, où nous faisons du commerce bio équitable, nous reversons chaque année 3 % de notre chiffre d’affaires pour aider des communautés de producteurs. Nous avons ainsi financé un château d’eau potable et construit des maisons pour accueillir des travailleurs saisonniers.

D’un point de vue social et environnemental, quels sont vos engagements ?
Au Sri Lanka, les producteurs de noix de cajou vivent correctement de cette culture, en revanche, la forêt primaire et de nombreuses espèces végétales sont menacées. Notre programme vise à restaurer la biodiversité à travers des incitations auprès des agriculteurs à intégrer sur leurs parcelles des plants d’ananas, des ruches, des bananiers, … Au Tibet, la problématique concerne la communauté tibétaine, exclue de ses terres. En marge de l’importation de baies de goji, nous soutenons un moine qui accueille des personnes âgées et sans famille. Nous finançons le centre d’accueil, qui permet de fournir 80 % des repas pour une centaine de personnes.

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