En 40 ans, plus de la moitié des animaux sauvages a disparu

Mammifères, oiseaux, reptiles, poissons… Toutes les espèces d’animaux sauvages sont concernées par ce déclin. Mais ce sont les espèces d’eau douce qui sont les plus durement touchées (-76% entre 1970 et 2010). Viennent ensuite les espèces marines et terrestres (-39%). Par exemple, chez les mammifères, ce sont les tigres de Sumatra, les zèbres de Grévy, les gorilles et les rhinocéros qui sont les plus menacés.

Ce déclin touche l’ensemble du globe, mais des disparités existent, notamment dans les aires terrestres protégées où la diminution des populations est deux fois plus lente qu’ailleurs. Les deux régions les plus touchées sont l’Amérique latine (-83%) et la zone Indo-Pacifique (-67%).

Au centre du problème : les activités humaines. « Les entreprises et les consommateurs doivent cesser de se comporter comme si nous vivions dans un monde illimité », a expliqué Marco Lambertini, le directeur général de WWF International. Car l’une des principales causes de cette hécatombe, c’est bien la surexploitation des ressources naturelles par l’homme, par la chasse et la pêche. Viennent ensuite la dégradation des habitats naturels -en raison de l’agriculture intensive et de l’urbanisation-, le changement climatique, et l’explosion démographique, qui a multiplié les besoins sans augmenter les ressources.

« Si tous les habitants de la planète avaient une empreinte écologique égale à celle de la moyenne des habitants du Qatar, nous aurions besoin de 4,8 planètes. Si nous avions tous le style de vie d’un Américain moyen nous aurions besoin de 3,9 planètes », précise le rapport.

Le WWF et la société savante Zoological Society of London ont suivi 10 380 populations (groupes d’animaux) appartenant à 3 038 espèces différentes.

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