Et si on ralentissait?

Dans nos sociétés du « toujours plus, toujours plus vite », difficile de ne pas se sentir débordé. « L’urgence est devenue notre mode quasi exclusif de résolution de problème. (…) Il n’y a plus d’espace pour s’interrompre, s’apaiser et réfléchir de façon rationnelle sur les problèmes qui se présentent à notre civilisation », déplore le philosophe et économiste Patrick Viveret sur son site lagrandepause.net. Résultat : 450 millions de personnes sont concernées par le stress, selon lOrganisation mondiale de la santé.

Si un stress mineur est positif, un stress aigu est une plaie car ses conséquences sur la santé sont nombreuses : douleurs, troubles du sommeil, troubles digestifs, nervosité, angoisse, pertes de la concentration… Une étude de Brigham et du Women’s Hospital de Boston parue en août 2012 indiquait par ailleurs que les personnes anxieuses avaient 20% de risque en plus de mourir au cours des huit années suivantes, car le stress augmente le risque d’infarctus.

La solution : ra-len-tir ! Si la lenteur est un choix, elle peut aussi devenir un luxe pour les personnes qui travaillent loin de leur domicile ou s’occupent d’enfants en bas âge. Des solutions pour éviter le trop-plein de stress existent toutefois :

– Limiter les activités chronophages. Simplifiez-vous la vie en vous faisant livrer vos courses, en préparant les repas à l’avance, en demandant à votre employeur une journée de télétravail…

– Lâcher prise.
Tant pis si votre ménage n’est pas impeccable ou si vous ne répondez pas à vos mails dans la minute ! Adoptez des activités reposantes : jardinage, yoga, marche dans la nature, chi gong, déjeuner dans un parc… et éteignez votre téléphone au moins une heure par jour.

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Redécouvrir la sieste. D’après l’Institut de veille sanitaire, un Français sur trois est concerné par les troubles du sommeil au moins trois nuits par semaine. Une sieste de 20 minutes (pas plus !) permet d’améliorer la concentration et augmenterait de 20 % les performances intellectuelles.

– Mettre à profit le « temps perdu ». La journaliste Monique Neubourg, auteure de « Invitation à la lenteur » (ed. La Martinière), explique qu’ « il ne faut pas s’énerver quand on fait la queue quelque part. Transformez ce temps perdu en ‘temps pour soi’ en lisant, jouant, tricotant, téléphonant… »

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