Et si vous rejoigniez le mouvement “”I Field Good”” ?

« En cette année décisive de réforme de la PAC, qui doit permettre de fixer le cadre des aides versées aux agriculteurs pour la période 2014-2020, nous voulons montrer qu’une autre agriculture est possible et associer le plus grand nombre de citoyens à ce nouvel horizon agricole, explique Nicolas Hulot. La réglementation européenne ne doit pas être modifiée en catimini, entre initiés, sans la société civile. La PAC est le premier budget européen, autour de 50 milliards d’euros, et simplement à ce titre, les citoyens ont le droit de savoir ce que l’on fait de leur argent. Nous souhaitons initier une dynamique citoyenne et faire pression sur les dirigeants politiques qui vont en débattre d’ici juin prochain. »

Pour cela, la fondation Nicolas Hulot a lancé fin février la campagne « I Field Good ». Une campagne qui se veut « positive », loin de la stigmatisation de l’agriculteur-pollueur. Les 11 mesures proposées répondent à quatre grandes orientations. Tout d’abord, une agriculture d’avenir, c’est-à-dire qui soutient les emplois agricoles. « Ces derniers ont chuté de 25% en 10 ans, rappelle Nicolas Hulot. A peine 8% des agriculteurs ont moins de 35 ans en Europe, il est aussi urgent de revoir les aides à l’installation, au lieu de privilégier l’agrandissement des exploitations existantes. » Deuxième axe : favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement par des mesures incitatives et par un meilleur accompagnement dans la transition des systèmes agricoles. La campagne vise enfin à mobiliser autour d’une agriculture plus juste – avec des aides mieux réparties entre types d’agriculture et entre pays membres, et plus solidaire, vis-à-vis des pays du Sud.

Pour faire entendre votre voix, vous pouvez signer la pétition mise en ligne par la fondation Nicolas Hulot, et même incarner votre soutien en postant une photo de vous sur le site « I Field Good ». Un site sur lequel la parole est donnée à ceux qui mettent en pratique ces nouveaux modèles agricoles, notamment via des vidéos. On rencontre ainsi Christophe, 41 ans, éleveur dans la Loire, qui a racheté une ferme bio grâce à la mobilisation financière de 130 personnes. Ou encore Quentin, 38 ans, céréalier dans la Marne, qui a mis en place des méthodes alternatives de production et réduit l’utilisation d’intrants agricoles dans la ferme familiale qu’il a repris en 2008. De vrais ambassadeurs de l’agroécologie, fiers de leur métier. Et autant de témoignages qui prouvent qu’une autre agriculture est possible. Reste à mieux la valoriser dans le projet agricole européen.

Plus d’informations : www.ifieldgood.org

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free