G8 et biodiversité

Pour des problèmes qui ne connaissent pas de frontières, il faut des réponses qui dépassent les frontières.

Pour des problèmes qui ne connaissent pas de frontières, il faut des réponses qui dépassent les frontières. Les politiques commencent à le comprendre et à en tirer de sages conclusions. L’heure est à la concertation et à l’action commune (certes encore timide !).

Réunis en Italie, à Syracuse, la semaine dernière, les ministres de l’environnement des pays du G8 (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Japon, Canada et Russie), rejoints par leurs homologues des grands pays du Sud (la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’Indonésie étaient ainsi à la table des puissants) se sont penchés sur plusieurs questions-clé pour la planète (climat, biodiversité, pollutions, énergie, etc).

Certains dossiers étaient débattus en prévision d’échéances importantes prochaines : par exemple, le climat qui sera l’objet de négociation lors du G8 des chefs d’Etat en juillet, avant le sommet de Copenhague en décembre qui doit décider des mesures pour l’Après-Kyoto. Les avancées semblent d’ailleurs se confirmer sur ce dernier point, avec le changement d’équipe à la Maison blanche.

La semaine dernière, les pays du G8 ont notamment discuté des liens entre la santé des enfants et l’environnement et ont défini plusieurs actions à mener rapidement : éliminer le plomb dans les peintures et dans l’essence, collaborer sur des études de recherche particulièrement sur les impacts des produits chimiques, des métaux lourds et du changement climatique.

Les ministres ont clôturé le G8 environnement par la signature d’une charte pour la biodiversité : « la charte de Syracuse ». Mesure symbolique appréciable, elle reste beaucoup trop limitée pour les associations de protection de l’environnement qui regrettent que la faune et la flore soient trop souvent ignorés par les représentants gouvernementaux. Les déclarations de principe ne suffisent plus, il faut une action ferme : tel est le message des écologistes.

Sur ce point, il faut savoir qu’une conférence de deux jours intitulée «Protection de la biodiversité au-delà de 2010» (sur l’avenir de la politique européenne en matière de biodiversité) s’ouvrira le lundi 27 avril à Athènes (Grèce). Quelque 230 délégués venus de tous les États membre de l’UE, ainsi que des représentants des ONG, des entreprises européennes et des organisations des Nations unies discuteront de la politique communautaire actuelle concernant la protection de la biodiversité dans l’Union et définiront les priorités pour les actions futures. Rappelons qu’en Europe, 42% des mammifères, 43% des oiseaux, 45% des papillons mais aussi 30% des amphibiens, 45% des reptiles et 52% des poissons d’eau douce sont menacés d’extinction.

image-viv.jpgFace à ces chiffres, afin de ne pas se sentir impuissant à titre individuel, il peut être intéressant d’aider une association qui mène des actions de terrain. Dans cette logique, Greenweez ne peut que vous encourager à regarder de plus près le travail des belles associations que nous soutenons. Pour en savoir plus, consulter notre page sur nos actions d’entreprise engagée et éthique.

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