Interview de Mathilde Rouyer

– Mathilde, tu rejoins Greenweez en tant que Responsable de la Communication.


– Mathilde, tu rejoins Greenweez en tant que Responsable de la Communication. Avant, tu travaillais dans le milieu des ONG, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Je me suis toujours sentie concernée par ce qui se passait à d’autres endroits de la planète. Au cours de mes études, je me suis spécialisée sur les questions liées au développement, aux droits de l’Homme et aux conflits. Pour que le monde soit plus beau, il appartient à chacun, c’est ma conviction, d’apporter sa contribution. C’est ainsi que j’en suis venue à travailler avec des ONG dans diverses régions du monde (Inde, Moyen-Orient, Afrique de l’Ouest) et sur diverses questions (droit des femmes, trafic humain, accès à l’éducation, accès à la santé, lutte contre la discrimination). J’ai apprécié le côté militant de certaines ONG et j’ai gardé une grande admiration pour ces gens qui donnent énormément de temps et d’énergie parce qu’ils croient en une cause, parce qu’ils adhèrent à ce vieux rêve de liberté, d’égalité, et de fraternité comme moteur d’une humanité en mouvement. Par ailleurs, ayant beaucoup vécu à l’étranger, loin de l’Europe, j’ai vu de près ce que signifiait le manque d’eau, la pollution, la désertification, ce qui m’a amené à développer une conscience environnementale aigue. Or, quand je suis rentrée en France et que j’ai regardé qui étaient les acteurs clé du développement durable, j’ai été surprise par les réalisations du secteur privé dans ce domaine. La planète va mal, des entreprises ont compris l’ampleur du problème et ont choisi d’y apporter des réponses concrètes, comme Greenweez qui propose aux internautes un espace où satisfaire leurs désirs de consommation durable. J’ai trouvé cette démarche enthousiasmante et j’ai souhaité rejoindre l’aventure !

– Qu’as tu retenu de tes études à Sciences Po ? Est-ce qu’elles t’ont donné une vision d’ensemble, géopolitique, des problématiques environnementales ?

Oui, bien sûr ! Mes études m’ont appris à chercher les enjeux, ce qui se joue derrière les faits qu’on nous présente au journal télé. Faire des ponts entre les enjeux philosophiques, politiques, économiques, sociaux, culturels est au coeur de mon mode de fonctionnement intellectuel. Je passe mon temps à me poser des questions et j’essaie de creuser quand un sujet m’interpelle. Je déteste les préjugés et les réponses faciles… C’est parfois fatiguant pour mon entourage ! En ce qui concerne les problématiques environnementales, je retiens l’idée qu’elles sont indissociables des autres grandes problématiques auquel l’humanité doit faire face. On ne pourra pas lutter efficacement contre la pauvreté et contre la violence si on ignore que la détérioration du climat est source de misère et de guerre pour des populations vulnérables. En outre, je rejoins les vues onusiennes telles qu’incarnées par les Objectifs du Millénaire pour le Développement : il faut travailler ensemble pour bâtir l’avenir, c’est-à-dire qu’il faut que citoyens, entreprises, ONG et Etats unissent leurs efforts dans la même direction. On n’ira nulle part si on reste divisé, à prendre de micro-initiatives, chacun seul dans son coin.

– Trouver un travail qui ait du sens, c’est important pour toi ?

Crucial ! Impossible de me lever le matin si je n’éprouve pas de la joie à m’atteler aux activités du jour. On consacre la majeure partie de son temps au travail, comment le faire correctement si on s’y ennuie ou si on déteste son métier ? En même temps, j’ai bien conscience d’avoir de la chance. Beaucoup de gens n’ont pas le luxe de se demander s’ils apprécient ou non leur boulot : ils doivent payer leur loyer et faire vivre leur famille. D’où l’importance aussi, dans la mesure de possible, de préserver un équilibre : nous sommes des êtres humains, avant d’être des travailleurs, alors il faut veiller à nourrir nos divers besoins (affectif, spirituel, artistique, etc.). Je suis comme tout le monde, j’ai aussi besoin de vibrer et de mener une existence riche en dehors de mon job, même s’il est passionnant !

– Et notre question classique pour finir : Quelle est la prochaine action en faveur de l’environnement que tu comptes faire dans ton quotidien ?

Au cours des deux dernières années, j’ai modifié mes habitudes (conso verte, alimentation bio, tri des déchets, etc.) mais j’ai encore des ampoules à changer chez moi, j’attends qu’elles « grillent » pour passer au modèle basse consommation (qui permet de faire des grosses économies sur la facture d’électricité). Je voudrais aussi, petit à petit, adopter une mode plus éthique en achetant des habits en coton biologique. Il faut savoir que la culture du coton conventionnel est extrêmement gourmande en eau (entre 7 000 et 29 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de coton) et en pesticides (24% des pesticides utilisés pour 2,4 % des surfaces cultivées dans le monde). De quoi réfléchir en achetant un t-shirt !

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