Interview exclusive du Professeur David Servan-Schreiber

Photo_DSS.jpgMédecin bien connu, rédacteur de chroniques dans la revue Psychologie Magazine, et auteur de plusieurs best-sellers, il nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur la relation entre environnement et santé.

Photo_DSS.jpgMédecin bien connu, rédacteur de chroniques dans la revue Psychologie Magazine, et auteur de plusieurs best-sellers, il nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur la relation entre environnement et santé. A lire de toute urgence !

– Pour vous, y a-t-il maintenant suffisamment d’évidences scientifiques pour établir un lien sûr entre l’état de l’environnement et l’état de santé des individus ? Avez vous des exemples de l’impact de l’environnement sur notre santé ?

Il n’y a absolument aucun doute possible. L’augmentation constante du nombre de cancers chez les enfants et les adolescents (1 à 1,5% par an) en est la preuve absolue. Elle ne peut être due qu’à des facteurs environnementaux nouveaux qui agissent sans doute dès la phase intra-utérine, surtout lorsqu’ils ne sont pas contrebalancés par des habitudes de vie (nutrition, activité physique, gestion du stress) qui permettent de limiter les impacts toxiques de ces multiples toxines environnementales.

– Pensez-vous qu’il soit en notre pouvoir de changer certaines choses de notre environnement proche et que ces changements (dans l’habitat par exemple : peinture bio, produits lavants biodégradables, bois de meuble non traités, équipement de téléphonie mobile “safe”, ampoules basse conso, etc.) vont avoir un impact positif sur mon bien-être, ma santé ou celle des enfants ?

Bien sûr ! Il est difficile de quantifier cet impact, et il sera sans doute encore plus important sur les générations à venir (les enfants et les foetus d’aujourd’hui) que sur les adultes. Mais il est de toute façon important, pour réduire le risque de développer un cancer, ou pour le risque d’une rechute, de limiter l’exposition à tous les facteurs qui peuvent contribuer à la progression des cellules cancéreuses.

– Quels sont, d’après vous, les changements les plus simples et les plus efficaces à mettre en oeuvre pour une meilleure qualité de vie?

Le plus simple est de limiter l’exposition aux facteurs les plus toxiques de l’environnement qui peuvent être facilement remplacés par des produits moins ou non-toxiques (par exemple, filtrer l’eau du robinet pour éviter les produits dérivés du chlore et les nitrates), éviter l’exposition aux alkyl phénols, etc. Mais c’est aussi d’adapter son alimentation de façon à réduire tous les facteurs qui favorisent la progression du cancer (surtout les sucres raffinés et farines blanches, et acides gras oméga-6 et graisses hydrogénées) et ajouter, chaque jour, trois fois par jour, des aliments qui contiennent des ingrédients qui viennent lutter contre la progression du cancer, soit directement, soit en favorisant la détoxification des produits nocifs (comme le font les brocolis, les choux, l’ail, les oignons, etc.). Une activité physique régulière (marcher ou faire du vélo pour aller travailler par exemple) contribue aussi à ce processus de protection et de détoxification. Enfin, pratiquer quotidiennement, ne serait-ce que 5 minutes, une méthode de centrage sur soi de type yoga, chi gong, tai chi (ou simplement la “cohérence cardiaque” qui est un dénominateur commun de toutes ces approches millénaires) améliore considérablement notre résistance au stress et donc notre qualité de vie.

Propos recueillis par François Lehn, journaliste.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Guerir.fr, le site du Professeur David Servan-Schreiber

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free