La déforestation en Amazonie a grimpé de près d’un tiers en un an

Les données satellite enregistrées par l’agence spatiale du Brésil dans les douze mois à fin juillet montrent que le défrichement a grimpé de 28% par rapport à l’année précédente, représentant une surface de 5.843 km2. Autrement dit, les bûcherons ont rasé d’août 2012 à juillet 2013, 55 fois la surface de Paris ou l’équivalent du département de l’Oise. Les Etats du Para (Nord du Brésil) et du Mato Grosso (Centre-Ouest), terres de grands producteurs de soja et grands éleveurs de bovins, sont les plus déboisés, avec des taux en hausse de 37% et 52% respectivement.

"Ce n’est pas de l’alarmisme, c’est une inversion réelle et quantifiée de ce qui était une tendance positive", a déclaré Marcio Astrini, un responsable de Greenpeace. Les raisons de cette inversion sont nombreuses. La modification des normes de sylviculture entretient le flou sur la quantité de terres forestières que doivent préserver les propriétaires. La hausse mondiale des prix agricoles encourage également l’extension des terres arables. Enfin, les grands chantiers ferroviaires, routiers ou hydroélectriques favorisent une ruée vers les terres environnantes.

Commentant ces chiffres, la ministre brésilienne de l’Environnement, Izabella Teixeira, a réfuté les critiques pointant la politique du gouvernement, notamment la réforme du code forestier, insistant sur la tendance globale "positive" de ces dix dernières années. «Le gouvernement brésilien ne tolère et n’accepte aucune hausse de la déforestation illégale», a assuré la ministre, rappelant que le pays s’est engagé à réduire drastiquement la déforestation, phénomène qui contribue au réchauffement climatique.

Crédit : © Cmon – Fotolia.com

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