La gestion durable des sols est vitale pour la santé des écosystèmes

Une série de plans d’action
Au cours de ce partenariat mondial sur les sols, une série de plans d’action a été approuvée, incluant plusieurs recommandations aux différents acteurs gouvernementaux impliqués. En particulier, la mise en place de réglementations et d’investissements visant l’exploitation durable et une meilleure gestion des sols. Une charte mondiale des sols a été révisée puis approuvée, et sera soumise à la FAO. Un mécanisme a également été mis en place dans ce but (Healthy Soils Facility). Par ailleurs, un engagement soutenu de la part des différents pays et de la société civile sera essentiel pour que ses plans soient traduits en action concrète.

Préserver la santé des écosystèmes
On oublie trop souvent que les sols représentent environ un quart de la biodiversité du globe ; ainsi, toute vie humaine, animale et végétale est dépendante des nutriments (énergie, fibres) issus de ces sols. Sans oublier le rôle-clé qu’ils jouent dans l’approvisionnement d’eau potable et la résistance face à la sécheresse ainsi qu’aux inondations. La protection de l’environnement est donc une priorité puisqu’il y a va de notre survie et de celle des générations futures.

Statistiques et Bilan

Actuellement, près de 33% des sols se sont dégradés en raison d’une érosion de forte à modérée. La pollution chimique, le compactage, l’acidification, la salinisation et l’épuisement des substances nutritives en constituent d’autres facteurs. Les conséquences se répercutent sur les services écosystémiques, sur la sécurité alimentaire dans le monde et le bien-être général des individus ainsi que sur leurs moyens d’existence. En Afrique, il a été constaté que 30% seulement des sols conviennent à l’agriculture, et ces terres sont déjà touchées par l’érosion et l’appauvrissement en nutriments. L’Amérique latine ne compte que 25% de terres arables et la Somalie, 1.8 %. Selon les zones et les sols (terres arables, forêts, terres dénudées), régénérer le terrain peut s’avérer une opération longue et difficile, en raison des conditions naturelles des lieux et les facteurs climatiques.

Des gestes pour inverser la tendance

De nouveaux programmes mondiaux feront appel à des technologies de pointe et à des politiques impliquant les populations locales dans les activités de préservation et de restauration des sols. Par exemple, prioriser la gestion des tourbières et des zones de pergélisol, sources précieuses de carbone organique. Plusieurs programmes d’information mondiale sur les sols seront mis sur pied pour combler les lacunes actuelles du côté de l’éducation et de la sensibilisation sur ce sujet.

A cette occasion, l’ONU a annoncé que le 5 décembre serait désormais la Journée mondiale des sols et que l’année 2015 sera proclamée Année internationale des sols.

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