La grande barrière de corail d’Australie en danger

Quel avenir pour la Grande Barrière de corail ? D’après un rapport rendu public le 10 juillet dernier, le récif corallien subit des altérations régulières depuis 2009 sous l’effet des cyclones et inondations. Son état général « a décliné de moyen à médiocre », alors que dans le même temps, les pollutions ont diminué (-7% pour les rejets de nitrates, -15% de pesticides, -6% de sédiments…).

« Les cyclones sont des événements climatiques réguliers, qui affectent de manière très forte l’écosystème des récifs coralliens, explique le Président des autorités du parc marin de la Grande Barrière de corail, Russel Reichelt. Mais chaque cyclone affecte un endroit spécifique, alors que le changement climatique par exemple provoque un blanchiment des coraux sur une très grande échelle. » On estime ainsi que les débris et sédiments rejetés en mer lors des inondations côtières de 2010-2011 et le cyclone Yasi en 2011 ont ravagé 15% de surface de corail. Des fragments de coraux réduits en miettes avaient également été récupérés sur les plages du nord-est. « Une régénération complète prendra des décennies », précise le rapport.

Pourtant, tout n’est pas perdu d’après les organisations de protection de la nature qui se réjouissent des efforts accomplis. « Il existe des solutions. Nous devons investir plus, mieux cibler nos actions sur les points de pollution les plus importants », estime Nick Heath, du Fonds mondial pour la nature (WWF). Ses recommandations seront peut-être suivies par le gouvernement australien qui se doit de protéger ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981 pour la richesse à sa biodiversité (5 000 types de mollusques, 1 800 espèces de poissons, 125 sortes de requins…). L’organisation culturelle des Nations Unies a toutefois menacé de placer la Grande Barrière de corail sur la liste des sites en danger en 2014 si rien n’était mis en place pour contenir le développement industriel sur le littoral. Une non-exécution pourrait entraîner, à terme, le retrait du site de la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

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