L’assiette « toute rouge » : protéines de soja cuites au vin rouge, riz et chou kale

Pour la première recette que je vous propose, je choisis de miser sur des ingrédients que nous n’utilisons pas tous les jours : marre du triptyque raviolis-purée-frites ? Cette recette est faite pour vous !

Parce que le quotidien (dit la légende urbaine), ça s’entretient, il est de bon ton de surprendre les (ses) papilles pour ne pas tomber dans une routine … alimentaire ! Ce serait triste, non ?

C’est pour cette raison que je vous ai concocté une recette qui sent bon l’hiver, à préparer au coin du feu. Laissez les effluves de vin embaumer votre cuisine … (Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse dit-on) … Et pensez à l’effet de surprise que vous êtes sur le point de créer dans l’assiette de vos enfants / votre chéri(e) / vos convives !

Cette recette est en effet 100% végétale ; inutile de le préciser en début de repas à l’auditoire, l’important étant de faire bonne chair et non d’étiqueter / catégoriser / classifier son déjeuner.

Double effet kiss cool donc pour cette recette : des ingrédients que nous avons (à tort !) tendance à délaisser au profit des sempiternels carottes-tomates-haricots verts, le tout en version végétalienne. Végane* et fière de l’être, je ne peux que vous proposer des idées tout droit sorties de mes fourneaux, alors prêt(e)s à me suivre dans mes inspirations culinaires ?

*Je vous livre ici mes secrets de cuisine, les petits plats que j’aime préparer pour le plaisir créatif (un peu comme d’autres font de la peinture ou du tricot). Je vous en dirai plus sur le mode de vie végane un peu plus loin …

Le casting de la recette est le suivant :

  • Les protéines de soja texturées (ou PST pour les intimes, non ce n’est pas un gros mot ni une maladie !) ;
  • La sauce tomate au basilic (je l’ai préférée en pot mais rien ne vaut le home made)
  • Le vin rouge (il y a des choses qu’on ne peut décemment pas gâcher … la bouteille de rouge de l’apéro d’avant-hier qui a tourné piquette trouve ainsi une seconde vie) ;
  • Le riz rouge, que nous avons choisi rouge pour le plaisir des yeux et l’harmonie de l’assiette ;
  • Et le chou kale, que je prends vert d’habitude, mais comme toutes les habitudes, c’est bien de changer ! Pour le préparer, il faut tout d’abord retirer la tige qui ne se mange pas et hacher menues les feuilles (assez dures en bouche). Un filet de vinaigrette et le tour est joué !

Je précise que mon panier de course est « tout bio », c’est bien sûr un choix personnel mais l’épandage de pesticides sur les cultures n’étant pas un mythe, je préfère consommer sain et serein ! Sans entrer dans un débat sur pour ou le contre le bio, c’est pour moi un gage de qualité, je vous laisse composer votre panier en fonction de vos convictions personnelles.

Petite astuce pour les beaux jours : je vous invite à préparer cette recette en vue d’en faire une farce pour vos légumes (les courges à l’automne et les tomates en été, par exemple). Pour ma part, j’ai un coup de cœur pour le pâtisson (vous pourrez en trouver un blanc, un vert, un orangé voire même un « panaché » sur les étals de votre maraîcher, selon les variétés). Même s’il n’est pas de saison, je vous livre ci-dessous la recette … Si vous savez faire patienter votre curiosité.

Pourquoi le pâtisson ?

Eh bien, cet énergumène, à la forme plus que singulière, est un légume de la famille des cucurbitacées (mais si, vous savez, celle où l’on trouve les courges, courgettes et autres potirons et potimarrons). Pour tout vous dire, je cuisine le pâtisson par nostalgie … D’origine polonaise (je vous épargne l’orthographe de mon nom de famille), j’ai souvenir qu’il était coutume de mettre sur la table des minis pâtissons aigres-doux, en accompagnement du plat principal ou à l’heure de l’apéritif, à croquer comme un cornichon. Alors quand je vois le pâtisson dans le rayon de ma Biocoop, c’est un peu ma madeleine de Proust en somme …

Bien sûr, vous trouverez des pots de pâtissons aigres-doux dans les rayons « spécialités du monde » de n’importe quelle grande surface qui se respecte, mais le challenge ici est de vous suggérer une autre façon de le découvrir ou re-découvrir. Ma recette peut convenir à une entrée (préférez alors les pâtissons de petite taille, à présenter par 2 ou 3, sur un lit de chou kale, par exemple, et une émulsion de basilic ou toute autre vinaigrette / sauce maison). Ou en plat principal avec un accompagnement de céréales : j’ai un petit faible pour le quinoa mais une timbale de riz sera parfaite également.

Je clos le suspense, vous savez maintenant tout, tout, tout sur le pâtisson … oui, me direz-vous mais … Et la recette ? Armez-vous d’un crayon et prenez note !

 

Ingrédients (pour 2 personnes) :

 

  • Préparer le pâtisson : le plonger pendant 15 à 20 min dans une casserole d’eau bouillante, histoire de ramollir la chair qui doit toutefois rester ferme. Le sortir de l’eau et le laisser refroidir sur une assiette.
  • Pendant ce temps, préparer la farce : dans un faitout, verser 2 verres de vin rouge, 2 verres de bouillon de légumes et 2 verres de PST (simple pour la mémorisation, non ?). Pour le bouillon, je préfère la poudre que je réhydrate dans l’eau au traditionnel « cube » … Ce n’est que mon humble avis. Laisser le faitout sur feu doux, lorsque le liquide a disparu, les PST sont prêtes !
  • Pendant ce même temps, faire cuire le riz rouge (25 min à feu doux).
  • Dans un saladier, disposer les PST cuites (selon le calibre pour lequel vous avez choisi, ne pas hésiter à les passer au robot mixeur pour les hacher finement), la sauce tomate, le riz cuit et égoutté, le sel et le poivre et mélanger tous les ingrédients.
  • Le pâtisson ayant refroidi, il est l’heure de lui couper la tête, façon Marie-Antoinette ! Avec un couteau tranchant, découper un chapeau sur le dessus et évider la chair. L’ajouter dans le saladier et mélanger de nouveau.
  • A l’aide d’une cuillère à soupe, prendre la farce et la déposer dans le creux du pâtisson, parsemer de chapelure et le déposer sous le grill du four (15 min à 180°).
  • Il ne reste plus qu’à passer à l’action … A vos fourchettes !

Stéphanie B.

www.la-veganista.fr

 

 

3 thoughts on “L’assiette « toute rouge » : protéines de soja cuites au vin rouge, riz et chou kale

  1. LE PST… C’est quoi…?
    Comment voulez vous qu’on fasse cette recette ….???
    Impossible d’avoir une explication ,même avec Google…

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