Le bio éthanol en bref : un carburant vert contesté

canne_a_sucre.jpg Considéré comme une alternative sérieuse au pétrole, sans être une solution révolutionnaire écologiquement parlant, le bio éthanol laisse perplexe. Pour se faire une idée plus précise de son potentiel, étudions en quelques points ses origines et son avenir en tant que carburant écologique.

A partir de quelle matière première est-il fabriqué ?

Le bioéthanol est produit à base de matières organiques, soit des végétaux contenant du sucre : betterave, canne à sucre, soit de l’amidon : céréales comme le maïs et le blé via un processus de fermentation (pour le sucre) ou d’hydrolyse (pour l’amidon). C’est l’alcool éthylique qui est extrait de ces végétaux et utilisé comme carburant.


Où est-il produit, qui l’utilise?

Sa production est assurée à 70% par le Brésil (cannes à sucre) et les Etats Unis (maïs). Au brésil, il comble 22% des besoins nationaux en carburant. En suède, il est utilisé à hauteur de 5% dans l’essence et à hauteur de 10% aux Etats Unis.
En France, la production de bioéthanol est assurée à 70% à partir de betteraves et à 30% à partir de céréales.

Comment l’utiliser ?

Il peut être mélangé à de l’essence à raison de 5 à 85%, mais au-delà de 20%, le moteur doit être adapté. En dessous de 20%, il peut être utilisé par n’importe quelle voiture assez récente (modèle après 1990) par le biais d’un kit éthanol.

Est-il vraiment écologique ?

Son appellation de carburant vert est controversée et cela principalement parce que sa production nécessite :
– la participation de produits chimiques
– l’utilisation d’importantes surfaces agricoles qui va à l’encontre des besoins alimentaires de certains pays où poussent le maïs et la canne à sucre nécessaire.
– une énergie importante : le rapport énergétique de l’opération serait négatif (énergie utilisée + C02 rejeté par sa production VS bénéfice écologique)

L’avenir du bioéthanol

Les chercheurs travaillent aujourd’hui à l’élaboration d’un bioéthanol 2ème generation qui serait moins cher à la production et encore plus écologique. Pour cela est envisagé ; l’utilisation de déchets organiques (paille, racine) qui supprimerait la menace que represente aujourd’hui sa production pour les terres agricoles et la diminution de la quantité d’enzymes necessaires à l’hydrolyse qui entraînerait une baisse des coûts importante.

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