Le faux gras, pour des repas de fêtes sans foie gras

S’il reste un incontournable des repas de fêtes pour 8 Français sur 10*, le foie gras est un sujet sensible. Le gavage des oies et des canards, source de souffrance animale, est de moins en moins accepté par les Français : l’année dernière, 47% d’entre eux étaient favorables à son interdiction dans la production de foie gras. « C’est trois points de plus par rapport à un précédent sondage réalisé en 2013 », précisait l’association L214, à l’initiative de cette enquête signée OpinionWay. 

Un pâté végétal proche du goût de la mousse de foie
Pour satisfaire la clientèle qui refuse d’acheter du foie gras pour des raisons éthiques, des alternatives se sont développées. Le Faux Gras de Gaia en fait partie. Dans sa composition : de l’amidon de pomme de terre, de la pulpe de tomates, des épices ou encore de la truffe, le tout issu de l’agriculture biologique. Une recette qui séduit les consommateurs : l’année dernière, 185 000 boites ont été écoulées. « C’est une alternative 100% végétale et respectueuse des animaux », explique l’association. Au niveau gustatif, ce pâté végétal se rapproche du goût de la mousse de foie industrielle. « Il est délicieux nature, sur des toasts, avec ou sans confit d’oignon. Mais il peut aussi faire l’objet de recettes originales, salées ou sucrées ! »

Polémique sur l’utilisation d’huile de palme
Pour développer ce produit, Gaia a intégré dans sa recette de l’huile de palme, une matière grasse controversée car sa culture intensive menace les forêts d’Asie. « D’emblée, rappelons que l’huile de palmiste que contient le Faux Gras de GAIA a reçu la certification RSPO, un label qui garantit une production durable et respectueuse de l’environnement, se défend l’association qui se fournit en Colombie. Autre détail important : l’huile de palmiste du Faux Gras a aussi reçu la certification d’agriculture biologique. Les standards de ce mode de culture la différencient donc également de l’huile de palme habituellement incriminée. »

Dernier argument de taille pour convaincre les plus sceptiques : la teneur en acides gras saturés, aussi appelés « mauvaises graisses ». Dans le Faux Gras, ce taux est inférieur à celui de vrai foie gras (17 % contre 22 %), ce qui contribue à réduire l’apport en calories. « Notre alternative est donc moins dommageable pour les animaux, mais aussi pour la santé humaine », conclut l’association.

*Enquête CSA menée auprès de 1000 personnes en octobre 2014 pour l’interprofession du foie gras, le Cifog

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