Le riz pourra s’adapter à la sécheresse

« Nos résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de sélection utilisant des gènes influençant l’architecture du système racinaire pour développer des variétés avec une forte capacité d’adaptation à la sécheresse », se sont réjouit les chercheurs de l’Institut japonais des sciences agrobiologiques. L’équipe de Yusaku Uga a identifié un gène du riz (DRO1) qui favorise la croissance des racines, et permet de puiser l’eau plus profondément. Cette découverte semble tomber à pic à l’heure où les estimations de croissance démographique indiquent qu’il faudrait augmenter le rendement des cultures dans les zones touchées par la sécheresse de 40% d’ici 2025.

Grace à ces travaux, les chercheurs ont créé une nouvelle plante en associant le gène DRO1, la variété IR64 (parmi les plus cultivées en Asie) et la variété Kinandang Patong, cultivée aux Philippines. C’est ainsi que Dro1-NIL, une plante au système racinaire parfois deux fois plus important que ceux du riz RI64, est née. Son rendement n’est pratiquement pas affecté par une sécheresse modérée, là où le rendement de IR64 passait à 42% du rendement en conditions normales. En cas de sécheresse sévère, le rendement de la variété génétiquement modifiée chutait de 30% tandis que le rendement était quasi nul chez RI64.

« Nous évaluons maintenant la performance de DRO1 avec l’Institut international de recherche sur le riz. Si nous pouvons obtenir des résultats positifs, nous espérons sortir cette variété pour les pays asiatiques », a indiqué Yusaku Uga, qui espère également introduire DRO1 en Amérique latine. Sa découverte permet sans conteste de lutter contre le manque d’eau du au changement climatique, mais est-il pour autant souhaitable de voir les OGM se développer pour satisfaire nos besoins alimentaires ?

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