Les cosmétiques testés sur les animaux interdits en Europe

Les associations de défense des animaux ont marqué d’une pierre blanche la date du 12 mars 2013. Ce jour-là, la Commission européenne a confirmé l’entrée en vigueur de l’interdiction totale de mise sur le marché en Europe de cosmétiques faisant l’objet au préalable d’une expérimentation animale. Les entreprises doivent donc recourir à des méthodes alternatives de tests pour pouvoir commercialiser de nouveaux produits au sein de l’Union européenne. En revanche, les cosmétiques qui ont fait l’objet d’une expérimentation animale avant l’entrée en vigueur de cette législation, ne sont pas concernés et pourront rester en vente.

C’est la fin d’un feuilleton entamé il y a maintenant neuf ans. En 2004, une première interdiction avait touché tous les produits finis. Puis, en 2009, la mesure avait été étendue aux ingrédients qui composaient ces cosmétiques. Il restait encore quelques dérogations pour certains tests rares et bien particuliers. Ce sont ces dernières exceptions qui ont été abandonnées par Bruxelles, qui dit avoir voulu « donner un signal fort de l’attachement européen au bien-être animal », selon Tonio Borg, le commissaire européen en charge des questions de santé et des politiques de consommation. Les demandes de l’industrie cosmétique, qui réclamait notamment une réforme progressive, ont été rejetées.

Avant 2004, environ 9 000 animaux (le plus souvent des rats, des souris, des cochons d’Inde ou des lapins) ont été utilisés pour tester des produits cosmétiques. Les associations de défense des animaux se réjouissent donc de cette interdiction. A l’image de la PETA qui milite pour la fin de l’expérimentation animale de longue date : « C’est un beau jour pour les animaux, pour les consommateurs, pour la science ainsi que pour l’industrie de la beauté. L’interdiction de 2013 reflète la conviction du public que les cosmétiques ne peuvent pas passer avant la vie et le bien-être des animaux […] Cela rend illégal les tests pour les cosmétiques en Europe de manière définitive et nous permet d’entrevoir la fin de violents tests sur les animaux quelle qu’en soit la raison. »  A noter que la décision de la Commission européenne ne porte que sur les cosmétiques. Les tests sur les animaux peuvent donc toujours être utilisés pour la mise au point de médicaments.

Crédit photo : Ente Nazionale Protezione Animali

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