Les plantes aromatiques et médicinales, principes d’extraction.

L’homme s’est toujours servi des plantes, que ce soit pour se soigner ou pour le plaisir du goût. Cuisine, phytothérapie, aromathérapie, préparation galéniques, etc… Les sumériens utilisaient déjà le thym, le saule et la myrte, 3000 ans avant JC. En Inde, en Chine, chez les égyptiens, les incas, les mayas, les grecs, les romains, les gaulois, tous les ont utilisées pour s’alimenter, se soigner, se parfumer. Théophraste, Dioscoride, Galien et Pline, révélèrent les propriétés d’environ 250 plantes.  Le médecin alchimiste persan Jabir Hybn Hayyan invente au Xème siècle, l’alambic, qui développera fortement leur utilisation. Ensuite ce sera l’abbesse bénédictine Hildegarde de Bigen , qui au Moyen-âge fera la part belle aux simples. Au début du XXème siècle, René-Maurice Gattefossé soigne ses graves brûlures à l’aide d’huile essentielle de lavande et met en avant l’aromathérapie, suivit par Jean Valnet (AromathérapieTraitement des maladies par les essences des plantes, 1964), et enfin Pierre Franchomme qui introduira la notion de chémotype (variation chimique au sein d’une même espèce en fonction de son environnement).

 

Les arômes et les essences sont les principes aromatiques de la plante, présents dans différentes parties de la plante comme les feuilles, l’écorce, les fleurs et/ou les fruits, les graines et/ou les racines. Il existe plusieurs méthodes pour extraire ces principes actifs et/ou les arômes des plantes :

  • L’infusion : On dépose les fleurs, feuilles ou racines d’une ou plusieurs plantes, au fond d’un contenant, puis on y verse de l’eau bouillante, et on laisse reposer 10 minutes à 1 heure, à couvert de préférence (exemple : thé, tisane)
  • La décoction : On ajoute un liquide froid (eau, lait) à une plante sèche, puis on porte à ébullition. On laisse ensuite “mijoter” 20 à 30 minutes. Une fois le liquide refroidi, on filtre avant d’utiliser (ex : le café turc, le thé Chaï)
  • La macération : en général utilisée pour les végétaux qui ne supportent pas la “chauffe”. On laisse la plante dans un liquide froid (en général une huile végétale), pour une durée plus longue (ex: huile de millepertuis). N.B : un macérât solidifié avec de la cire ou de la lanoline s’appelle un onguent.
  • les teintures : ce sont des macérations dans l’alcool (70 à 90°), parfois eau et alcool (teinture hydro-alcoolique), ou encore eau, alcool et glycérine (teinture hydro-alcoolique glycérinée). Ces préparations sont ensuite filtrées.
  • L’hydrolat : l’hydrolat est obtenu par distillation à la vapeur, avec un alambic. En simplifié, c’est l’eau de distillation des huiles essentielles. Les composés aromatiques sont entraînés par la vapeur qui une fois condensée donne une eau aromatique dans laquelle surnage toujours un reste d’huile essentielle. Les eaux florales sont des hydrolats de fleurs.
  • L‘huile essentielle : C’est l’essence distillée de la plante aromatique, obtenue par distillation à la vapeur. C’est un “concentré” des principes actifs de la plante. Définition de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) : « Produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement par la vapeur d’eau, soit par distillation sèche, ou par un procédé mécanique approprié sans chauffage.»
  • L’huile végétale : c’est un corps gras extrait d’une plante oléagineuse (graines ou fruits riches en matière grasse), par pression (en bio) ou par solvant.

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