Les sodas : ce qu’il faut savoir avant de les consommer

Sodas et accélération du vieillissement des cellules
La critique sur les sodas n’est pas nouvelle. Néanmoins, les avancées de la science permettent d’aller un peu plus loin que la simple corrélation entre quantité de sucre, calories et prise de poids. Des chercheurs ont ainsi publié, dans la revue scientifique American Journal Of Public Health, une étude montrant que boire seulement 35 cl de soda par jour accélère le vieillissement. S’il est encore trop tôt pour connaître le processus exact, le contenu de ces boissons induit le rétrécissement des télomères. Situés à l’extrémité des chromosomes, ces derniers favorisent la production des cellules. Avec des télomères plus courts, notre corps se régénère donc moins vite. En revanche, les scientifiques n’ont pas noté cet effet avec les sodas light et les boissons bio.

La France se met au soda
Si l’on a longtemps cru que l’abus de sodas était un phénomène typique des États-Unis, le fait que le Mexique atteigne, lui aussi, la barre des 50 % d’obésité a amené un nouveau regard sur le sujet. La France est encore loin de l’Oncle Sam avec ses 66 litres par an en 2011, contre 166 en 2014 aux États-Unis, mais la progression est inversée. La population américaine a en effet enregistré une baisse de près de 20 % de sa consommation annuelle depuis 1998, alors que le chiffre est le même, mais dans le sens de l’augmentation en France, depuis 2006.

Les grandes marques font un effort
Ce constat a amené une levée de bouclier sur le territoire nationale et les grandes marques de sodas commencent à réagir. Depuis 2013, les industriels se sont engagés à ne plus faire de publicité télévisée et internet lorsque les programmes ou sites regroupent une audience composée de plus de 35 % d’enfant de moins 12 ans. Par ailleurs, début 2015, le Syndicat national des boissons rafraîchissantes imposera une baisse de 5 % du taux de sucre. Un pas en avant certes, mais en demi-teinte, puisque cette baisse prend en compte les efforts effectués depuis 2010.
Une piste intéressante est celle des sodas "verts" (attention, ils ne sont pas bio !), qui troquent un peu de sucre contre de la stévia. Néanmoins, la plupart des additifs chimiques de synthèse sont encore présents. Comme l’avoue Coca-Cola, la nouvelle plante miracle ne peut pas sucrer seule une cannette, car son goût est trop différent de celui qui caractérise la boisson de la marque.

Le bio une valeur refuge
Si nous récapitulons brièvement, les sodas traditionnels sont donc à déconseiller autant pour la quantité de sucre qu’ils contiennent, que pour les additifs chimiques qui attaquent les fonctions de base de notre corps. Malgré tous les efforts, les confessions de Coca-Cola sont riches d’enseignements : les marques sont prisonnières de leurs recettes agressives, puisque le goût de leurs produits en dépend.
En tant que consommateur, il est intéressant de changer notre approche des boissons. Sans pour autant revenir à l’eau, accepter de nouvelles saveurs en commençant à boire des sodas bio (portant la mention AB) est un début. Par la suite, n’est-il pas plus intéressant de nous tourner vers des jus de fruits bio, dans lesquels par exemple, les qualités anti-oxydantes de la grenade ou de la pomme sont préservées ?

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