L’impact écologique du Tour de France

Le Tour de France, ce n’est pas que du cyclisme. Chaque année, près de 15 millions de cadeaux sont distribués, 12 millions de spectateurs font le déplacement, et des centaines de voitures suiveuses ou de camions techniques parcourent les routes de France. Autant de sources de pollution que les organisateurs de l’événement, Amaury Sport Organisation, tentent de maitriser.

Les déchets
Près de 50% des spectateurs viennent en priorité pour voir la caravane publicitaire ! Les grandes marques comme Cochonou, Vittel, St-Michel ou Senseo distribuent des échantillons de leurs produits ou des cadeaux. En tout, entre 12 et 16 millions d’objets sont donnés. Problème : les emballages restent bien souvent sur place. Pour collecter ces déchets, les organisateurs ont mis à disposition des spectateurs des sacs plastiques (plus de 100.000 sacs l’année dernière), et un « pousse-pousse tri » circule sur la ligne d’arrivée pour trier et collecter les déchets. Une démarche que l’association France Nature Environnement juge insuffisante. Elle souhaiterait, par exemple, que les objets distribués soient plus durables, que leur nombre diminue, et que les voitures de la caravane soient hybrides.
Mais les spectateurs ne sont pas les seuls à polluer. Les coureurs, aussi, ont du s’adapter. Amaury Sport Organisation a défini des « zones » où ils peuvent jeter leurs déchets (emballages de barres céréales ou gourdes) afin de faciliter le ramassage par les collectivités. Aucune sanction n’est prévue en cas de non respect.

Les voitures suiveuses
Policiers, équipes techniques, moto presse… On estime que 1500 véhicules sillonnent chaque jour les routes de France pour accompagner le Tour. Pour limiter les émissions carbone de la Grande Boucle, les organisateurs ont réduit le nombre de véhicules : 45 supprimés en 5 ans. Enfin, les conducteurs sont invités à adopter une conduite souple et écologique, et à rouler en dessous des limitations imposées par le Code de la route.

Bilan
Des efforts mais peut mieux faire. La prise de conscience est là, mais changer les comportements prendra du temps. La prochaine étape pour Amaury Sport Organisation : calculer et compenser les émissions carbones du Tour, en finançant, par exemple, la plantation d’arbres.

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