L’impact environnemental de la viande

L’élevage, qui occupe près de 70% des terres arables, est responsable à lui seul de 55 % de l’érosion de sols. Il engloutit également environ 9% des ressources en eau douce consommées chaque année et favorise la déforestation, du fait du manque de pâturages et du besoin de cultures fourragères pour nourrir les bêtes. Mais l’impact écologique de l’élevage s’explique surtout par le mode d’alimentation des bovins. En France, beaucoup d’éleveurs nourrissent encore leurs bêtes à l’herbe. Les prairies destinées à nourrir les vaches permettent, par ailleurs, de stocker des quantités non négligeables de carbone. Ailleurs, en revanche, le menu des bovins est souvent composé de céréales, une alimentation qui entre en concurrence avec celle de l’homme. Aujourd’hui, près de 40% de la production céréalière est ainsi destinée à alimenter le bétail.

Face à ce constat alarmant, Marianne Thieme, députée et présidente du Parti des animaux aux Pays-Bas, et Niko Koffeman, président de la Fondation Nicolaas G. Pierson et sénateur du Parti des animaux, ont décidé de réunir un panel d’experts dans un livre intitulé « La vérité sur la viande ». Parmi eux, des scientifiques, des politiques ou encore des journalistes spécialisés font un état des lieux de l’impact de l’élevage industriel sur l’environnement, mais émettent aussi des pistes de solution en imaginant les alternatives possibles.

Les coûts environnementaux du commerce de la viande, les conséquences de l’expansion de l’élevage industriel dans les pays en développement, les impacts de l’expansion de la production animale intensive sur la disponibilité alimentaire, les bienfaits du végétarisme, les alternatives à la viande, les stratégies pour rendre la réduction de consommation de viande attractive… En restructurant l’agriculture et avec une meilleure utilisation des terres, il serait possible, selon ces experts, de nourrir jusqu’à 12 milliards d’êtres humains tout en respectant la nature. La postface de l’ouvrage est signée Fabrice Nicolino, journaliste et auteur du best-seller « Bidoche ». Un DVD, contenant un documentaire inédit, est également inséré dans le livre.

L’appel est argumenté et convaincant pour inciter le lecteur à changer ses habitudes au quotidien. Car la tendance actuelle est bien à la surconsommation de viande. D’après la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la consommation de viande est passée de 76,3 kg par personne en 1980 à 82,1 kg aujourd’hui. Ce qui n’est pas sans risque sur la santé. Les recommandations officielles sont pourtant claires : il faut limiter sa consommation de viandes rouges à moins de 500g par semaine. Pour compléter les apports en protéines, il est conseillé d’alterner avec des viandes blanches, du poisson, des œufs et des légumineuses. Vous pouvez ainsi miser sur les protéines végétales comme le tofu, les lentilles, les pois chiches, le soja, les haricots ou encore le quinoa.

Crédit photo : © tobago77 – Fotolia.com

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