Live #1 : Tête-à-tête avec Priméal

Champ de quinoa prêt pour la récolte
Un champ de quinoa prêt à être récolté

Actrice historique du bio créée en 1989, la marque française Priméal met à l’honneur les végétaux, nous proposant non seulement des céréales, mais aussi des légumineuses et oléagineux. Son objectif ? Nous faire découvrir une diversité de saveurs, au delà des pâtes et du riz qui décorent traditionnellement nos assiettes. Lors d’un live organisé sur notre interface communautaire, nos clients ambassadeurs ont eu le plaisir d’échanger de manière privilégiée avec Claudine Demay, directrice de l’Innovation et du Développement pour les marques alimentaires d’Ekibio (Priméal, Pain des Fleurs, Bisson et Ma Vie Sans gluten). Durant cette expérience très riche, nous avons beaucoup parlé quinoa, « produit phare » de Priméal, mais pas que ! Voyez plutôt :

Le quinoa, « produit phare » de Priméal

D’où vient le quinoa proposé par Priméal ?

Claudine Demay : Il vient de l’Altiplano bolivien, haut lieu historique de la culture du quinoa.

La culture du quinoa, plébiscité ces dernières années, ne finit-elle pas par avoir un impact écologique ?

Claudine Demay : En Bolivie, où j’ai passé ces derniers jours, la culture du quinoa, en haute altitude (4 000 mètres!) n’empiète pas sur d’autres types de cultures, comme on pourrait le craindre, pour la simple et bonne raison que rien d’autre ne pousse… Certes, les communautés locales cultivent un peu de pommes de terres et de carottes pour leur consommation personnelle, mais les terres ne permettent pas de cultiver des végétaux commercialisables (hormis le quinoa, donc).

Mieux encore, j’ai pu constater lors de mon récent voyage sur place que la possibilité d’exporter le quinoa est vitale pour les paysans de l’Altiplano bolivien. De fait, ils sont très touchés et reconnaissants envers le partenariat instauré… Ce qui répond parfaitement à l’un des objectifs clés de Priméal : mettre en place une relation de partage avec ses producteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Monsieur PERREOL, fondateur de la marque, se rend sur place une fois par an depuis plus de 20 ans !

L'équipe d'Ekibio en visite auprès de producteurs de quinoa réal
L’équipe d’Ekibio en visite dans une communauté de producteurs de quinoa Réal pour Primeal !

Quid de son transport ?

A l’inverse de très nombreux fruits exotiques, transportés par avion, le quinoa que l’on vous propose nous vient par bateau, à l’empreinte carbone moindre.

Pourquoi proposer essentiellement du quinoa bolivien plutôt que du quinoa cultivé en Europe, et donc plus local ?

Claudine Demay : Le quinoa cultivé en Bolivie est le quinoa originel : historiquement, il vient de là-bas. Là-bas, la sélection des grains est faite visuellement par le paysan, qui, au moment de la récolte, observe quels sont les pieds les plus jolis, les plus productifs… Et garde les semences issues de ces pieds. En d’autres termes, il cultive le même quinoa qu’il y a quelques milliers d’années, lequel a su s’adapter aux évolutions du climat, sans aucune sélection en laboratoire, dans la digne lignée des principes fondateurs de l’agriculture raisonné.

Une productrice de quinoa en Bolivie
Une productrice que nous avons visite dans son village, fière de tenir un paquet contenant ( peut-être !) son quinoa !

Le quinoa européen, connue sous le nom de « quinoa dulce » est en revanche sélectionné par des laboratoires type INRA, sans toutefois subir de modifications génétiques. Issu d’une variété plus douce, sans saponine, il présente l’avantage de ne pas nécessiter de phase de désaponification (légère abrasion puis lavage à l’eau des grains), à l’inverse du quinoa bolivien. D’une texture très tendre, le quinoa Réal est très apprécié par les enfants.

Côté nutrition, les analyses montrent des taux de macro nutriments (protéines, lipides, glucides) quasi identiques entre le quinoa bolivien et européen. D’ailleurs, en parlant de protéines, il est important de souligner que le quinoa, qu’il soit issu de Bolivie ou d’Europe présente la qualité de contenir TOUS les acides aminés essentiels (que l’organisme ne fabrique pas seul et doit donc trouver dans son alimentation).

A noter par ailleurs que nous proposons depuis le début d’année du quinoa français, au goût très différent du quinoa bolivien, mais apportant de la diversité.

Bon à savoir : vous ne souhaitez pas consommer de quinoa en grains ? Priméal travaille sur d’autres déclinaisons, notamment les flocons de quinoa, également très tendres, recherchant en permanence à valoriser les atouts de ce flocons dans des préparations salées et sucrées qui demandent une mise en œuvre instantanée …

A propos de quinoa sous d’autres formes, peut-on utiliser la farine de quinoa pour réaliser un pain maison ?

La farine de quinoa, à la couleur jaune et au goût un peu amer, végétal, est naturellement sans gluten. Si elle ne peut bénéficier du logo « épi de blé barré » de l’Afdiag, c’est tout simplement en raison de la teneur légale en gluten, qui doit alors être inférieure à 20 ppm. Et c’est justement du fait qu’elle ne contient pas de gluten qu’elle n’est pas panifiable.

En revanche, elle peut être mélangée avec de la farine de blé, et, si vraiment l’on préfère réaliser un pain sans gluten, l’on peut s’aider des astuces mises au point via notre marque Ma Vie sans Gluten.

On peut par ailleurs envisager un mélange composé de 70 à 90% de farine d’épeautre, le reste de farine de quinoa.

Quelles céréales sauront faire chavirer nos papilles de fin gourmet parmi celles proposées par Priméal ?

Si le quinoa est une céréale phare chez nous, c’est loin d’être la seule que nous avons à vous offrir ! Parmi elles, citons ainsi deux céréales qui présentent l’avantage d’être locales : le petit épeautre de Haute Provence et le riz de Camargue bio, dont la préservation est essentielle pour ne pas polluer la mer.

Champs de quinoa réal à 4000 m d'altitude
Des champs de quinoa Réal à près de 4000 m d’altitude

Le conditionnement chez Priméal :

Priméal compte-t-elle proposer des produits en vrac ?

Claudine Demay : c’est une question délicate et qui revient souvent au sein de la marque : doit-on proposer plutôt du vrac ou des petits conditionnements, idéaux pour les débutants ? A ce jour, nous avons privilégié les produits en petit conditionnement plutôt que le vrac, ce qui nous permettait de nous placer dans une démarche pédagogique sur le paquet. Mais le vrac séduit de plus en plus, et nous en avons bien conscience : nous déclinons à ce jour nos meilleures références en format 5kg. Affaire à suivre donc !

Pourquoi préférer les petits conditionnements au gros ?

Claudine Demay :  les produits en « gros format » ne sont pas nécessairement mis en avant sur le site de Priméal, qui a pour objectif de présenter la diversité de saveurs offertes par la gamme, ce qui n’empêche pas la marque de proposer de nombreuses références en 1kg, 5kg (souvent commandés par les magasins de vente en vrac) voire 25kg !

Un problème se pose toutefois avec la farine bio : si la vendre par sachets de 25kg est envisageable dans l’absolu, la question de sa conservation se pose. En effet, en agriculture biologique, la farine ne subit pas de désinsectisation. De fait, il y a un risque de contamination par les mites alimentaires. Il convient donc de la garder peu de temps… Ce qui peut être un frein pour vous acheteurs.

Et ensuite ?

Pour finir, un élargissement de la gamme de produits proposés par Priméal est-il envisagé ?

L’ensemble de notre équipe travaille en permanence pour mettre en valeur et à disposition des consommateurs toutes les merveilles que la Nature nous offre et que les agriculteurs s’évertuent à préserver en les cultivant en bio ! Avec, donc, de belles surprises à venir dans des familles de produits très plébiscitées par le consommateur d’aujourd’hui. On en reparle très vite !

@mariongreenweez

Crédit photo : Ekibio

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