Ma salle de bain zéro déchet : Les lingettes lavables et le cure-oreilles écologique

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Si l’adoption des cosmétiques solides plutôt qu’en bouteille est déjà un premier pas vers une salle de bain (presque) zéro déchet, il est possible d’aller encore plus loin dans notre démarche en passant des accessoires jetables aux lavables. Dans notre ligne de mire aujourd’hui, les cotons et cotons-tiges, utilisés quasi quotidiennement pour beaucoup d’entre nous et gros producteurs de déchets !

Petits ou grands, on adopte les lingettes lavables !

Pourquoi les adopter ?

Pour nombre d’entre nous, l’utilisation de cotons jetables au quotidien est une habitude… Pourtant, les lingettes lavables ont pourtant bien des avantages !

  • Pour notre Planète : la culture du coton conventionnel est l’une des plus polluantes au Monde, que ce soit pour les traitements chimiques qui lui sont administrés ou ses besoins en eau. Quid des cotons jetables bio ? Certes, aucun traitement chimique n’est utilisé pour la culture du coton bio. Il n’en reste pas moins qu’elle demeure gourmande en eau, et que cela ne résout pas le problème des déchets générés par l’utilisation de ces cotons : après une seule utilisation, ils partent droit à la poubelle, quand les lingettes lavables peuvent être utilisées pendant plusieurs années !
  • Pour notre santé : sans surprise, si la culture du coton conventionnel utilise des traitements chimiques – et notamment le décrié glyphosate – il y a de fortes chances que des résidus atterrissent sur notre peau, que l’on frotte consciencieusement sur les parties les plus délicates de notre corps, où la muqueuse est la plus fine. Sans compter que le coton est alors blanchi au chlore, qui peut former de la dioxine, très toxique pour nous. Avec des lingettes lavables, certifiées Oekotex par exemple, on élimine ce risque !
  • Pour notre portefeuille : l’investissement de base est plus conséquent que l’achat périodique de cotons jetables (10 euros en moyenne les 10 lingettes lavables), néanmoins il est très vite rentabilisé, avec une durée de vie d’environ 300 utilisations par lingette.

Pour les adeptes du maquillage : les lingettes Lamazuna

Vous ne pouvez envisager de sortir de chez vous sans nous être apprêtée, mais souhaitez minimiser le nombre de produits à appliquer sur votre peau ? Les lingettes Lamazuna sont faites pour vous !

Ce qu’on aime : leur côté pratique. Conçues pour être utilisées seules, ces lingettes en microfibres sont d’une simplicité d’utilisation exemplaire : il suffit de les mouiller, de les passer délicatement sur notre visage, et hop, nous voilà démaquillée !

Et si l’on préfère porter un maquillage prononcé, il nous suffit d’y appliquer une noisette de notre démaquillant habituel.

Astuce : l’huile de ricin, connue pour stimuler la repousse des cheveux, est également une huile de choix pour le démaquillage, et particulièrement celui des yeux, puisqu’elle fortifie les cils et sourcils.  On la choisit bio et de préférence vendue dans une bouteille en verre, pour minimiser les déchets.

Et niveau prix ? Vendues avec leur boîte, les 10 lingettes coûtent 12.90 euros, contre 9.90 euros pour les recharges.

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Pour les adeptes du naturel : les lingettes les Tendances d’Emma

Si vous préférez le naturel et que vous n’avez donc pas besoin de vous démaquiller au quotidien, vous pouvez vous orienter vers celles proposées par les Tendances d’Emma.

Ce qu’on aime : la diversité de choix. Les Tendances d’Emma propose une large gamme de lingettes lavables, dans différents tissus, destinées à s’adapter à nos petites habitudes beauté et à nos exigences en termes d’impact environnemental.

Quand le coton bio, dont la culture est gourmande en eau, sera parfait pour appliquer des produits fluides type hydrolat, le bambou, dont la confection nécessite un produit non recyclable, est plus absorbant, et donc adapté aux produits plus gras (huiles, laits démaquillants…).

Si comme moi – malgré une salle de bain minimaliste –  vous utilisez aussi bien des produits fluides que gras, vous pouvez alors vous orienter vers les lingettes en eucalyptus. Produites et transformées en Europe, elles se caractérisent par leur douceur au toucher et la possibilité de les utiliser avec n’importe quel produit, étant absorbantes juste comme il faut !

Et niveau prix ? Il faut compter entre une quinzaine d’euros pour un lot de 10 lingettes et 30 euros pour un kit comprenant une boite de rangement (en bois labellisé FSC), 20 lingettes et un filet de lavage, pour les plus grandes consommatrices de cotons.

Astuce : si vous maîtrisez l’art de la couture, confectionner vos lingettes lavables vous-même devrait être pour vous un jeu d’enfant !

Pour les jeunes parents : les carrés et gants de change les Tendances d’Emma

Si nous les femmes sommes réputées être de grosses consommatrices de cotons, les bébés ne sont pas en reste avec plusieurs changes par jour jusqu’à la propreté ! Pour eux comme pour nous, il est possible de troquer les carrés jetables contre des carrés lavables, voire des gants de change, plus pratiques pour nettoyer les selles de bébé.

Mon coup de cœur : croyez-le ou non, ce sont ces gants de change que j’ai adoptés pour me nettoyer le visage ! Leur format ultra-pratique (il est possible d’y glisser 4 doigts pour une bonne prise en main) font d’eux mes compagnons favoris pour la toilette quotidienne du visage, et j’imagine que les jeunes parents qui les utilisent pour nettoyer les fesses de bébé sont conquis également par leur présentation !

Et niveau prix ? Comptez une dizaine d’euros pour 5 carrés ou 5 gants de change lavables, contre une cinquantaine d’euros pour le kit Eco Chou Deluxe : 20 carrés bébé, 20 gants de change et un filet de lavage, le tout dans une boite en bois issu de forêts gérées durablement. Et, comme les autres lingettes lavables, l’on peut espérer pouvoir s’en servir au moins 300 fois !

On troque les cotons-tige contre un cure-oreilles écologique !

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Pourquoi l’adopter ?

Au même titre que les lingettes lavables, le cure-oreilles écologique – bien qu’il nécessite de prendre le coup de main – a toute sa place dans notre salle de bains (presque) zéro déchet !

  • Pour notre Planète : A en croire la Surfrider Foundation, les cotons-tiges figurent parmi les déchets les plus présents dans les océans, entraînant des conséquences néfastes non seulement sur la flore mais aussi sur la faune : produits chimiques diffusés dans l’eau, blessures causées aux animaux marins qui les ingèrent… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils seront interdits en France à compter du 1er janvier 2018. Le cure-oreilles écologique, lui, peut être réutilisé à l’infini !
  • Pour notre santé : bien que jugé inesthétique, le cérumen a pour rôle de protéger notre tympan, inutile donc voire dangereux de vouloir le débusquer au creux de notre oreille, ce que l’on a tendance à faire avec un coton-tige jetable. Et, en enfonçant le coton-tige, on prend le risque de se provoquer des bouchons d’oreilles ! A l’inverse, le cure-oreilles écologique est conçu pour n’ôter que la partie visible (et donc inesthétique) du cérumen, à l’entrée de l’oreille.
  • Pour notre portefeuille : l’achat d’un cure-oreilles écologique représente un investissement très minime, puisqu’il est possible de s’en procurer en bambou pour 4.50 euros, pour une durée de vie illimitée si l’on en prend soin !

Comment ça marche ?

Tout simplement, on gratte l’entrée de l’oreille avec la petite spatule du cure-oreilles pour prélever le disgracieux cérumen, en prenant garde de ne pas l’enfoncer, pour ne pas abîmer le tympan.

Pour nettoyer le pavillon, il suffit de se munir d’une lingette lavable ou d’un coin de serviette de toilette préalablement humidifié.

Côté entretien, rien de plus simple : pour ma part, je le nettoie avec un peu d’eau savonneuse après chaque utilisation et le désinfecte ponctuellement.

Quid des enfants ?

Il est possible de s’en servir pour nettoyer les oreilles de nos bambins, avec la plus grande prudence toutefois pour ne pas risquer de les blesser, comme indiqué sur le site de Lamazuna : « avec votre doigt, faites une butée qui empêchera l’instrument d’atteindre le tympan en cas de mouvement brusque de l’enfant ».

Le mot de la fin ?

Les premiers temps, le contact du bambou, plus rigide que le coton-tige, peut surprendre, voire sembler vraiment désagréable. Mais une fois le coup de main pris, quel plaisir de n’avoir rien à jeter !

Et vous, avez-vous déjà remisé vos cotons jetables et cotons-tiges ?

@mariongreenweez

Crédit photo : Greenweez.com

4 thoughts on “Ma salle de bain zéro déchet : Les lingettes lavables et le cure-oreilles écologique

  1. Moi aussi j’utilise les lingettes Tendances d’Emma pour me débarbouiller, parfois avec juste de l’eau ou en appliquant de l’eau micellaire, c’est top pour se nettoyer le visage!

    Par contre j’étais addict des cotons tiges bio avant de découvrir le cure-oreilles cet été, moi et mon mari sommes ravis de cette découverte!

  2. Merci pour ton retour Claire 🙂 ! Vous avez été convertis tout de suite au cure-oreilles, ou il vous a fallu un petit temps d’adaptation?

    Belle journée 🙂

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