Ma vie sans gluten

Où se cache le gluten ?
Naturellement présent dans certaines céréales (blé, avoine, seigle, orge, épeautre…), le gluten se retrouve -à juste titre- dans les pains, les gâteaux, les pâtes ou les biscuits. Il donne du volume et de l’élasticité aux produits. Mais il est également utilisé par l’industrie agroalimentaire comme liant ou épaississant dans tout un tas d’aliments : certains fromages, plats préparés, charcuteries, confitures, bière, whisky, yaourts, mélanges d’épices…

Bientôt tous intolérants ?
Si beaucoup s’accordent à dire que le nombre d’intolérants au gluten augmente, peu d’études se sont intéressées aux causes de cette maladie. Pour certains, elle serait due à notre consommation massive de gluten. Mais en 2001, des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) expliquaient que « du point de vue génétique, la maladie cœliaque est une maladie multifactorielle. Les facteurs de risque génétique ou les gènes de prédisposition ne sont pas délétères (…). Il s’agit plutôt d’allèles de susceptibilité qui augmentent le risque de maladie chez certains individus. Chaque facteur pris isolément peut être fréquent dans la population générale et c’est la combinaison de certains d’entre eux et de leur interaction avec les facteurs environnementaux qui induira le processus pathogène. » Il faut aussi rappeler que seulement 10% à 20% des cas seraient diagnostiqués en France. Le nombre de « nouveaux » malades pourrait donc augmenter dans les années à venir.

Et les symptômes ?
Chez un nourrisson de plus de 6 mois, la maladie se manifeste par une diarrhée chronique avec des selles peu nombreuses mais volumineuses. A l’âge adulte, l’intolérance détruit progressivement la paroi de l’intestin grêle provoquant perte de poids, problèmes intestinaux, douleurs abdominales, infertilité…

Quelles solutions ?
A l’heure actuelle, aucun traitement n’existe. La seule solution est de rayer le gluten de son alimentation. Il est recommandé de privilégier les produits frais, certaines céréales (riz, maïs, millet, sarrasin, sorgho, quinoa…) ainsi que le manioc ou la pomme de terre. Pour faciliter le quotidien des malades, de nombreux produits sans gluten se sont développés ces dernières années (le logo« épi de blé barré dans un cercle » garantit que la teneur en gluten dans le produit ne dépasse pas 20 mg/kg).

Quel avenir ?
En Espagne, l’équipe du biologiste Francisco Barro a mis au point un blé transgénique sans gluten. En 2011, il estimait ainsi pouvoir réduire de 95% la réaction allergique. Une mise sur le marché est envisageable d’ici cinq ans, mais Francisco Barro sait que les chances que l’Europe accepte sont faibles. Le CSIC, l’institut dont il dépend, a toutefois vendu la licence à l’entreprise britannique Plant Bioscience Limited, qui peut espérer trouver des débouchés aux Etats-Unis, en Argentine ou au Brésil.

Le « sans gluten » peut aussi devenir une mode puisqu’il est suivi par de nombreuses stars. Gwyneth Paltrow, Jennifer Aniston et Lady Gaga prônent les vertus de cette nouvelle formule détox. Ce régime séduit aussi les sportifs comme les tennismen Jo-Wilfried Tsonga, Novac Djokovic et Andy Murray.






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5 thoughts on “Ma vie sans gluten

  1. Bonjour, Je souhaiterais connaitre les coordonnées de la personne à qui je pourrai adresser une proposition de partenariat sur le magazine NIEPI, spécialiste du “sans gluten”
    Merci d’avance,

  2. Bonjour, Je souhaiterais connaitre les coordonnées de la personne à qui je pourrai adresser une proposition de partenariat sur le magazine NIEPI, spécialiste du « sans gluten »
    Merci d’avance,

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