Manger bio et local, pour le bien de tous

Il était une fois l’agriculture biologique
Après s’être développée en Autriche, Allemagne, Suisse et Angleterre à partir des années 20, l’agriculture biologique est apparue en France au début des années 50 portée par le refus d’intensifier la production agricole via l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques. Dans les années 70, la prise de conscience des limites des ressources de la planète et la nécessité de diminuer la consommation d’énergie fossile dans l’agriculture productiviste, au regard de la crise pétrolière et de la pollution engendrée, laisse entrevoir l’agriculture biologique comme une alternative de plus en plus intéressante.
C’est dans ce contexte de suspicion quant aux conséquences sur la santé et l’environnement de l’agriculture intensive et de l’utilisation sans discernement des pesticides, que La FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) fut créée en 1978 par des agriculteurs biologiques désireux de faire entendre un autre discours de la profession.

En 1991, la Communauté Européenne procure un cadre à l’appellation "agriculture biologique" à travers 2 règlements :
– Une mesure aidant à la conversion à l’agriculture biologique,
– Une mesure définissant les règles du mode de production, de transformation, d’étiquetage, de commercialisation pour mieux guider les adeptes du bio.

Pourquoi consommer bio et local ?
La FNAB rappelle qu’un produit local n’est pas en lui-même la preuve d’un produit de qualité. Pour être certain que le producteur local se conforme bien aux exigences dictées par l’agriculture biologique, il n’y a qu’une seule garantie valable, le sigle AB, symbole officiel de l’Agriculture Biologique. Le sigle AB certifie que le mode de production est respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Les exigences régissant le mode de production biologique sont identiques sur tout le territoire européen et les produits importés sont assujettis aux mêmes règles. L’agriculture biologique est basée sur le refus d’utiliser des produits chimiques de synthèse et OGM au profit du recyclage des matières organiques, de la rotation des cultures et de la lutte biologique. En interdisant l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques, l’agriculture biologique préserve la protection des sols, de l’eau et la biodiversité.

Privilégier une alimentation bio et locale permet de conjuguer à la fois la protection de l’environnement et de l’économie locale. Consommer local c’est donc oeuvrer en faveur de l’économie locale. Une exploitation bio exige plus de main-d’oeuvre qu’une exploitation classique et créée ainsi des emplois. L’agriculture biologique dispose par ailleurs d’un vaste circuit de distribution (ventes directes à la ferme, magasins spécialisés bio, e-commerce bio, marchés…) et favorise la diminution de temps de transport polluants.

Parmi les labels prouvant que le produit est local, on citera les appellations AOC ou AOP d’une région ou de la localité dont le produit est originaire et dont la qualité et les caractéristiques sont dues au milieu géographique et humain.

"Manger bio et local", une démarche de développement durable sur le territoire
La Campagne "Manger Bio et Local, c’est l’idéal !" a été initiée en 2007 par le réseau Corabio qui représente depuis une vingtaine d’années les agriculteurs bio de la région Rhône-Alpes. Depuis 3 ans cette campagne est devenue nationale et recouvre 16 régions de France qui souhaitent valoriser le bio et le local.
Elle se déroulera cette année du 20 au 28 septembre 2014 et prévoit 200 animations sur l’ensemble du territoire. C’est ainsi que l’on assistera à l’introduction des produits bio au menu des établissements scolaires (aliments et boissons bio). L’agence Bio de juillet annonce que 59 % des restaurants collectifs français ont intégré des produits bio, dont le secteur scolaire, le plus concerné avec 79 % d’établissements proposant ce type d’alimentation.

La FNAB, convaincue que la restauration collective reste un levier important pour le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement, accompagne tous les acteurs oeuvrant dans ce secteur avec notamment la mise en place d’une Charte nationale de la restauration collective biologique.
Introduire des produits bio et locaux dans les menus de la restauration collective, permet notamment de :
– Proposer une alimentation de qualité, accessible à tous
– Participer à l’économie locale et à l’emploi
– Préserver la santé des consommateurs et des agriculteurs
– Préserver l’environnement.

Retrouvez l’intégralité du programme sur http://bioetlocalcestlideal.org/

 
Photo : © Mathieu Chanel

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