Montessori, la pédagogie alternative

Après avoir passé plusieurs années à travailler auprès d’enfants malades mentaux, Maria Montessori ouvre en 1907 la première « Casa dei Bambini » (Maison des Enfants) dans le quartier défavorisé de San Lorenzo, à Rome. A sa grande surprise, elle constate que les petits dès 3 ans font preuve de concentration et d’autodiscipline dès lors qu’ils se trouvent dans un environnement adapté, avec un éducateur qui les guide et les stimule. C’est ainsi que naissent les fondements de la pédagogie Montessori, aujourd’hui transmise dans plus de 20 000 écoles dans le monde pour les enfants de 3 à 12 ans.

La liberté, une notion fondamentale
Maria Montessori part du principe que les enfants n’ont pas tous les mêmes besoins au même moment. Son idée est donc de mettre à leur disposition du matériel propice à l’auto-éducation et de les laisser s’en servir aussi longtemps qu’ils le souhaitent. C’est par ces expériences répétées qu’ils deviendront acteurs de leur propre développement. « Se substituer à l’enfant dans l’accomplissement de ses actions formatrices, avec la louable intention de l’aider, n’est pas ce dont il a besoin, expliquait Maria Montessori. On doit lui permettre d’agir librement, de sa propre initiative, dans un environnement qui a été prévu pour répondre à ses besoins. » Pour cela, il est primordial de respecter le rythme de chaque enfant (qui peut varier en fonction des moments de la journée).

L’apprentissage par l’expérience
Autre élément clé : l’utilisation d’un matériel adapté qui fait appel aux 5 sens. En manipulant des objets en tout genre, les enfants pourront s’approprier des concepts comme la couleur, le son, le poids ou le goût, et ainsi comparer, classer et raisonner par déductions. Les activités proposées permettent d’intégrer plusieurs domaines comme les mathématiques, le langage, les sciences ou l’histoire-géographie.
Par exemple, dans l’école Montessori Internationale du Jardin du Luxembourg, l’apprentissage des mathématiques commence avec du matériel sensoriel (l’enfant touche l’unité, la dizaine, la centaine avant de mémoriser les symboles correspondants) et évolue vers la mémorisation des tables pour le calcul mental. Pour l’apprentissage du langage, l’école propose différents outils : écoute de comptines et de poésies, analyse de sons et de formes rugueuses pour la mémorisation des lettres, alphabet mobile pour que l’enfant compose lui même les mots et les phrases de son choix, etc.

A l’école comme à la maison
Mais la pédagogie Montessori n’est pas réservée à l’école. Chez vous aussi vous pouvez mettre en place ce type d’activités avec des objets quotidiens. Des jeux peuvent aussi vous y aider, comme « Mes associations Montessori – Je touche » de Bioviva qui rassemble 12 formes aux textures différentes, ou le jeu de cartes « Story Lines » de chez Hape, qui demande à l’enfant de disposer des cartes dans le bon ordre pour compléter une histoire de façon logique. Dans tous les cas, n’oubliez pas de respecter les règles de la pédagogie Montessori : une attitude bienveillante, l’expérience et la répétition pour favoriser l’apprentissage et l’autonomie.

Photo : bowcordes / Fotolia

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