Nutrition : des menus plus équilibrés dans les cantines scolaires

15,2 sur 20. C’est la note moyenne obtenue par les cantines des écoles primaires publiques. Les progrès accomplis depuis une précédente étude réalisée de 2005 sont remarquables. Saint-Denis, Paris XVIe et Quimper figurent en tête du palmarès. L’étude de l’association UFC-Que Choisir, révélée en mars dernier, ne porte pas sur la qualité culinaire des repas. Elle évalue la fréquence avec laquelle sont proposés sur une période de vingt jours les principaux types de produits composant une alimentation équilibrée : crudités, fruits, légumes cuits, féculents, produits laitiers, viandes rouges non hachées et poisson. Elle recense aussi, pour la pénaliser, la présence de produits gras ou sucrés. Ces critères constituent, selon les médecins, des éléments clés de la lutte contre le surpoids qui frappe aujourd’hui 18 % des enfants.

Certaines villes, dont les menus scolaires affichaient en 2005 une qualité nutritionnelle jugée «mauvaise» ou «médiocre», ont depuis enregistré une progression notable. Quelques exemples ? Malakoff, Metz et Perpignan qui décrochent cette année des notes supérieures à 16 sur 20. Une progression que l’UFC-Que Choisir attribue à la publication, en 2011, d’un décret imposant une obligation de qualité nutritionnelle dans les cantines scolaires. L’association pointe tout de même une série de « situations préoccupantes ». Les résultats dans le privé sont ainsi décevants, avec une moyenne de 11,3. L’équilibre nutritionnel est également mis à mal dans les collèges et lycées. En cause : le principe des menus « avec choix » laissant aux adolescents la possibilité de préférer les aliments les moins diététiques, souvent les plus appétissants et les moins onéreux.

Globalement, ce sont les produits « chers », comme la viande rouge, le poisson ou les fruits frais qui font le plus défaut. Un constat qui, selon l’UFC-Que Choisir, démontre l’utilité de la réglementation nutritionnelle, alors que ce dispositif semble menacé par la récente création d’une mission gouvernementale contre les « normes inutiles ». L’association demande par ailleurs que le décret de 2011 s’applique aux cafétérias « servant de la malbouffe » dans les établissements du secondaire, parfois en dehors des heures des repas.

Les résultats complets de l’enquête, ainsi qu’un guide pratique pour les parents, sont disponibles sur le site de l’UFC-Que Choisir.

Crédit photo : © minicel73 – Fotolia.com

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