Orques en captivité, une espèce en danger

Photographe Autodidacte. Flickr

« L’ère des orques en captivité va prendre fin ». C’est par ces mots que SeaWorld a annoncé, le 17 mars, la fin de son programme de reproduction d’orques en captivité, et donc à terme la fin de toute captivité du mammifère marin aux Etats-Unis, que le parc ne capture plus en milieu naturel depuis 40 ans. En 2013, les conditions de vie de ces épaulards ont fait l’objet du documentaire « Blackfish » (l’orque tueuse), ayant particulièrement touché l’opinion publique. Principalement centré sur la vie de Tilikum, orque de SeaWorld ayant causé la mort de sa dresseuse, le documentaire, réalisé par Gabriela Cowperthwaite, donnait la parole à d’anciens employés du groupe sur les conditions de vie des animaux.

Fin 2015, le parc avait annoncé, d’ici 2019, la suppression de ses spectacles mettant en scène les orques. Parallèlement, SeaWorld a promis de verser 50 millions de dollars sur cinq ans pour le sauvetage et la réinsertion des animaux marins et pour financer une campagne de sensibilisation avec la société protectrice des animaux The Humane Society of the United States. Cette association, ainsi que le groupe People for the ethical treatment of animals (PETA), ont salué la décision de SeaWorld.


« L’espèce n’est pas faite pour vivre en captivité »

Selon plusieurs études, les cétacés tenus en captivité montrent des signes de traumatismes psychologiques et émotionnels, ainsi que des carences dues à une alimentation peu variée. «L’espèce n’est pas faite pour vivre en captivité, assurait Christophe Guinet pour 20 minutes, chercheur au centre d’études biologiques de Chizé, spécialiste des orques. A l’état sauvage, ce super-prédateur parcourt une centaine de kilomètres par jour, a des relations sociales à très long terme avec quelques individus et supporte très mal d’en être séparé».

Si désormais aucune reproduction artificielle ne devrait avoir lieu au sein de SeaWorld, les orques actuellement présentes vont néanmoins rester dans leurs bassins et des naissances naturelles pourraient encore avoir lieu dans les années à venir.
Aujourd’hui, les conséquences d’un élevage en captivité des mammifères marins ont poussé 12 pays de l’Union européenne à interdire les delphinariums, dont le Royaume-Uni, l’Irlande, la Pologne ou encore la Slovénie.  D’autres états vont-ils suivre le pas, alors qu’en Chine et dans les monarchies du Golfe les spectacles mettant en scène les mammifères marins se développent à grande vitesse ?

Photos : Photographe Autodidacte. Flickr / Christopher Michel FlickR

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