Paul Grossin : « Ce n’est pas parce qu’on travaille avec des produits naturels qu’on ne peut pas faire d’erreur »

Quels souvenirs avez-vous de votre enfance auprès d’un père aromathérapeute ?
Mon père a été l’un des premiers aromathérapeutes à la fin des années 70. A l’époque, on avait très peu d’informations sur les huiles essentielles, surtout sur leur prise par voix orale. Dire que son papa était aromathérapeute, les gens ne le comprenaient pas. Nous sommes quatre frères et soeurs et quand nous allions à un pique-nique avec l’école, nous avions du pain complet et des graines germées ! Nous étions pris pour des apprentis sorciers !

Vous êtes installé en Vendée. Est-il possible de vous approvisionner dans la région uniquement ?  
Non, car l’aromathérapie est mondiale. Si vous n’utilisez que des plantes françaises, comme la camomille, la lavande ou le romarin, vous vous limitez en termes de variétés, de bienfaits et donc de thérapeuthique. Nous avons bien essayé de cultiver de la rose de Damas dans notre région, mais c’est un peu compliqué, il n’y a pas assez de soleil en Vendée.

Vous proposez une large gamme de compléments alimentaires naturels. Quels sont leurs bénéfices ?
Le complément vient suppléer l’alimentation, c’est une autre façon de prendre soin de soi. Vous savez, toutes les molécules des médicaments sont présentes dans la nature. Mais ce n’est pas parce qu’on travaille dans le naturel, avec du bio, qu’on ne peut pas faire d’erreur. Lors de la ménopause, tous les aromathérapeutes vont conseiller de la sauge, de l’anis étoilée… Nous, nous les fuyons ! Même si elles sont des phyto-oestrogéniques, en éliminant les bouffés de chaleur, elles peuvent présenter un risque pour les femmes ayant des antécédents de cancer du sein dans la famille, ou un terrain propice à ce type de cancer. Elle est là notre expertise des huiles essentielles. En 35 ans d’expérience et 150 000 tests sur les consommateurs, nous savons, chez Salvia, quelles sont les huiles essentielles à éviter. En l’occurrence nous utilisons de l’huile essentielle de gattilier et proposons un produit 100 % sûr : Hormon’aroma.



Quels sont désormais les projets de l’entreprise ?

Nous avons des produits en développement qui sortiront dans les prochaines années, comme une gamme de cosmétiques bio, certainement la plus biologique du marché. Nous continuerons l’huile de périlla végétale, la plus riche en oméga 3, une alternative aux huiles de poissons. Cela fait 21 ans que nous en vendons et c’est seulement maintenant que les gens commencent à l’utiliser. Il y a des produits qui prennent du temps… 

Photo : Périlla – Kenichiro MATOHARA FlickR

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