PETITS MAUX D’HIVER (2/3): Quand les médecines douces surpassent la médecine traditionnelle

 

Ce matin, vous vous levez le nez bouché, la gorge qui picote, le tout accompagné d’un léger mal de crâne….Autant de symptômes qui ne trompent pas, et prédisent un rhume. Vous vous résignez à l’idée de ces quelques nuits où vous attendrez le jour, las(se) de respirer en apnée, la gorge en feu. Et de ces quelques jours où vous n’aurez pour seule envie que celle de retrouver votre lit, fatigué(e) de ces nuits sans sommeil…

1) Vous avez beau savoir que le rhume, qu’il soit traité ou non, guérit naturellement au bout de 7 à 10 jours, néanmoins vous ne pouvez vous résoudre à subir sans agir. Vous partez donc immédiatement en quête de médicaments afin d’atténuer vos symptômes, à défaut de pouvoir éradiquer complètement le virus.

L’Allopathie : attention, danger !

Le premier réflexe, pour bon nombre d’entre nous, est de se rendre en pharmacie afin de se procurer des médicaments anti-rhume vendus sans ordonnance. Or, la prudence est de mise, pour deux raisons majeures.

  • En premier lieu, la prise de médicaments n’est jamais anodine.

En d’autres termes, moins on en prend, mieux on se porte. Bien sûr, on ne peut nier leur utilité dans certains cas, mais concernant le rhume spécifiquement, certains médicaments peuvent avoir des conséquences plus dommageables que le rhume en lui-même. En cause, les molécules qu’ils contiennent, qui comportent leur lot d’effets indésirables.

Fin 2011, l’AFFSAPS avait d’ores et déjà pointé du doigt les médicaments contenant des vasoconstricteurs, destinés à atténuer la sensation de nez bouché (que l’on trouve essentiellement sous forme de sprays pour pulvérisation nasale, mais pas que).

L’association 60 millions de consommateurs a quant à elle enfoncé le clou en janvier 2014, dressant une liste de 14 médicaments anti-rhume jugés dangereux. Dans son viseur, les médicaments contenant des vasoconstricteurs, sans surprise, mais aussi  ceux comportant des antihistaminiques ou encore du paracétamol, ce dernier étant inutile quand les symptômes ne s’accompagnent pas de fièvre voire dangereux associés à un comprimé de paracétamol, de par le risque de surdose.

Ce qui nous amène au second point, et non des moindres :

  • Nous avons tendance à vouloir cumuler les médicaments afin de lutter contre le maximum de symptômes en même temps, or la polymédication (la prise de plusieurs médicaments simultanément) peut être à l’origine d’interactions médicamenteuses, non sans conséquences pour notre santé.

Comme si ces seuls arguments ne suffisaient pas, les sirops antitussifs n’ont pas bonne presse non plus ces derniers temps, puisque le corps médical tend de plus en plus à considérer que la toux permet d’expulser le mucus excédentaire, et qu’elle est donc nécessaire pour aider à la guérison. Exit donc le sirop en cas de toux grasse !

Voilà de quoi réfrener nos ardeurs… qu’en est-il alors des médecines douces ?

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