Piscine écologique : faites le grand saut !

Pourquoi une piscine écologique ?
Dans son rapport sur « l’évaluation des risques sanitaires liés aux piscines » de 2010, l’Anses* explique que les produits de désinfection (chlore, brome, ozone) réagissent dans l’eau avec les matières organiques et forment des sous-produits. Si le risque de chaque sous-produit pris séparément est négligeable d’après l’Agence, les conséquences de leur mélange n’ont pu être appréhendés par l’étude. L’Anses y rappelait toutefois les risques connus de certains des sous-produits : le chloroforme, le bromodichlorométhane ou les ions bromates sont classés cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une exposition à la trichloramine « augmenterait la fréquence et majorerait la gravité  des maladies respiratoires (asthme, bronchites) et de l’eczéma chez les professionnels et les enfants (en particulier avant l’âge de deux ans) fréquentant régulièrement les piscines chlorées »

Comment ça marche ?
Dans une piscine naturelle, aucune substance chimique n’est utilisée. L’épuration se fait par les plantes (nénuphars, plantes oxygénantes…) qui traitent l’eau de la piscine. Elles absorbent les éléments minéraux en suspension (feuilles, branches immergées…) qui, une fois dégradés, alimentent les végétaux. Ces végétaux apportent ensuite de l’oxygène à l’eau de la piscine. Certains animaux aquatiques peuvent également venir patauger.
Vous pouvez ajouter un système de pompes dans votre piscine, mais le nettoyage du fond du bassin avec une épuisette et l’entretien des plantes une fois par an suffit. Côté prix, comptez entre 500 et 700 euros le m2. Pour tout renseignement, vous pouvez vous rendre sur des sites comme www.bionova.fr (photo), www.aquatiss.net ou  www.bioteich.fr. Notez que ce type d’installation peut être réalisé en auto-construction.

Où se baigner ?
Quelques piscines publiques écologiques ont vu le jour en France, mais elles restent rares. Vous pouvez vous rendre à Combloux au plan d’eau biotope, à La Chapelle-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire), à Mont-Près-Chambord (Loir-et-Cher), dans la baignade biologique du Lac des Sapins, la plus grande baignade biologique d’Europe (Rhône), au parc aquatique Naturéo à Loches…

* Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail

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