Portraits d’ambassadrices #3: Claire

hiker-918473_960_720
Claire, 35 ans, habite en Dordogne (depuis peu de temps) et travaille dans le domaine du patrimoine culturel. Quel que soit le métier, elle a toujours préféré ceux d’extérieur… qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, c’est là où elle se sent le mieux! Elle aime les petits plaisirs simples de la vie : déguster des bons p’tits plats faits maison en bonne compagnie, marcher les pieds nus dans l’herbe, une balade à vélo le long de la rivière, chanter à tue-tête…
Marion: Quelles sont tes habitudes de consommation?

Claire: Pour l’alimentation, je consomme un maximum de produits frais, bio, locaux et de saison quand c’est possible. Dans le cas où ces critères ne seraient pas réunis, ma priorité est d’éviter les pesticides le plus possible, il m’arrive donc parfois de privilégier un produit bio non-local (en restant raisonnable tout de même!… je ne vais pas non plus acheter des asperges bio du Pérou) si je n’arrive pas à le trouver dans ma région.

Ceci-dit, les petits producteurs locaux, même s’ils ne sont pas certifiés bio, ont tendance à avoir une démarche assez respectueuse de l’environnement, donc j’essaie de plus en plus de m’approvisionner chez eux ou sur les marchés. Je ne vais quasiment plus au supermarché. Par contre je fuis le plus possible les produits transformés, même s’ils sont bio!

Pour ce qui est des habits et chaussures, j’aimerais bien avoir une armoire remplie de vêtements en coton bio, équitables etc, mais c’est trop cher! La majorité de mes fringues sont d’occasion.

Concernant les produits d’entretien de la maison, j’en utilise très peu finalement. Je me contente de 2-3 ingrédients  bruts (vinaigre blanc, citrons, bicarbonate de soude…) qui sont à usages universels (pas besoin d’un produit pour la salle de bain, un pour la cuisine, un autre pour les sols etc…). En revanche, la lessive je l’achète toute prête, version bio/ecolo. Pareil pour les produits cosmétiques d’ailleurs.

Bref, encore plein de choses à améliorer niveau consommation (je vais d’ailleurs bientôt me mettre au compostage), ce sont des habitudes qui évoluent en permanence!

 

M: D’où tires-tu tes recettes de ménage “naturelles”?

 

C: Je suis plutôt anti-recettes à vrai dire! Avec quelques ingrédients de base, j’improvise. Un peu de vinaigre par-ci, je rajoute du bicarbonate par là… et surtout de l’huile de coude! Sinon je me tourne vers internet pour des cas particuliers.

 

M: Comptes-tu mettre en place un potager en parallèle du compostage?

 

C: J’aimerais bien, oui! Je n’ai pas de jardin pour l’instant, mais je réfléchis à la possibilité d’investir un espace plus ou moins public, voire même de faire un potager collaboratif.

 

M: Qu’est-ce qui t’a poussé à adopter un mode de vie plus écolo?

 

C: Mes parent étaient plutôt écolos sans le savoir, avec un grand potager, toujours des remèdes de grand-mère pour divers maux, une démarche de récup’ et de “do it yourself” très présente au quotidien (mes sorties en famille préférées c’était quand on allait à la déchetterie municipale pour récupérer des objets ou des meubles et leur redonner une seconde vie!).

Ado je suis devenue végétarienne et j’ai commencé à me renseigner davantage sur l’agriculture industrielle, la pollution, la société de consommation, etc… Je n’ai jamais réellement eu de déclic, c’est une démarche qui a commencé dès mon enfance et qui a pris de l’ampleur avec le temps. C’est une constante remise en question, pour essayer d’en faire plus, ou de faire mieux, pour nous, pour les animaux et pour notre planète.

Etudiante (et limitée financièrement), je me suis d’abord tournée vers l’alimentation bio, mais je continuais à consommer des savons, shampoings ou crèmes Premiers Prix! J’étais en totale contradiction, car la peau étant le plus grand organe du corps, je m’exposais à un grand nombre de cochonneries, mais je considérais les produits bio comme un vrai luxe.

Puis j’ai eu quelques soucis de santé. Les pesticides, le bisphenol… tant de pertubateurs endocriniens! A ce moment là j’ai décidé de franchir le pas du “tout bio”, même si c’est un peu plus cher, afin de m’aider à guérir naturellement. Et je me porte mieux depuis!

 

M: Avec une telle éducation, j’imagine que tu continues de pratiquer la récup’ et le DIY chez toi?

 

C: Oui. Quand j’habitais en ville, je faisais énormément de récup’, j’ai même réussi à meubler mon studio quasiment entièrement avec ce que je trouvais dans la rue : canapé, tables, lit, fauteuils, étagères et même four, aspirateur, vaisselle ou encore des habits! Il faut avoir l’oeil aiguisé et ne pas avoir peur de fouiller autour des poubelles! À la campagne c’est moins évident, mais le troc en ligne ou les gratiférias (foires gratuites) se font de plus en plus… et je ne suis toujours pas allée faire un tour à la déchetterie de mon nouveau village, qui sait quel trésor s’y cache!

 

M: Quelle est selon toi LA mesure en faveur de l’environnement à adopter de toute urgence (généralisation du vrac, réduction du suremballage, des déchets…)? 

 

C: Oui, tout est lié! L’emballage excessif est un réel problème, ça ne sert qu’au marketing! Les tubes de dentifrice présentés dans une boite en carton, les concombres (même bio parfois au super-marché!) couverts d’un film plastique, les biscuits (bio aussi!) en sachets “fraîcheur” individuels, ça n’a aucun sens !!! Et j’ai remarqué que de nombreuses personnes ont la flemme de trier leurs déchêts, même quand les bacs de recyclage sont devant l’entrée de leur l’immeuble, c’est aberrant! Même les plus petits gestes sont importants. Je pense qu’il faut responsabiliser davantage les consommateurs ET les fabriquants.

 

M: Et le geste écotidien indispensable ?

 

C: Ne pas tirer la chasse d’eau à chaque fois! C’est un énorme gaspillage d’eau potable. Penser aussi à installer un système de double chasse, car on a rarement besoin de 10 litres d’eau pour évacuer.

 

M: Une petite astuce à partager?

 

C: Cuisiner maison le plus possible! Cela permet de faire des économies, de faire plus attention aux ingrédients, leur provenance, leur mode de production, de réduire les emballages, de limiter le gaspillage, de découvrir de nouvelles recettes ou méthodes de cuisson!

Les opinions énoncées dans l’interview sont propres à la personne interviewée. Dans une démarche de transparence et de liberté l’équipe Greenweez est ravie de donner la parole à ses clients. Néanmoins Greenweez, en tant que société, ne s’aligne pas nécessairement avec les avis énoncés.

@mariongreenweez

Crédit photo: Pixabay

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free