Préserver la couche d’ozone pour préserver la vie terrestre

Qu’est ce que la couche d’ozone ?
Présent naturellement dans l’atmosphère, l’ozone (O3) est un gaz composé de 3 atomes d’oxygène un autre élément chimique que l’on trouve aussi dans la couche gazeuse de la Terre. Cet ozone va former dans la stratosphère, une couche située en partie haute de l’atmosphère présente au-delà de 20 km d’altitude. Il s’agit d’une couche stratosphérique de fine épaisseur mais au rôle essentiel pour la vie terrestre.
La couche d’ozone est indispensable car elle absorbe les rayons ultraviolets et principalement les rayons UV-B nocifs pour toute vie animale et végétale. Elle empêche les UV-B solaires, qui sont les plus dangereux, d’atteindre le sol et tel un rempart, protège tous les êtres vivants présents sur la surface de la Terre.

Le trou de la couche d’ozone, comment se forme-t-il ?
Le rôle protecteur de la couche d’ozone a été mis en évidence en 1902. Ce n’est qu’en 1974 que Mario Molina et F Sherwood Rowland, alors chimistes, parlent pour la première fois de l’appauvrissement de la couche d’ozone sous l’effet d’halocarbures, comme les CholoFluoroCarbones ou CFC, des composés chimiques.

En 1979, il est constaté un trou dans la couche située au-dessus de l’Antarctique. Ce trou se forme en hiver et à chaque printemps pour se résorber au début de l’automne. En Antarctique, le trou dans la couche d’ozone se produit lorsque les températures extrêmement basses (-80°C) occasionnent la formation de nuages dans la basse stratosphère au coeur de laquelle se produit des réactions chimiques. Ces réactions transforment les hydrocarbures présents en composés actifs conduisant à une destruction rapide de l’ozone au contact de la lumière solaire au-dessus du pôle.

Par suite de ces constatations au début des années 70, le programme des Nations Unies pour l’Environnement a signé en 1985 et 1987 deux traités d’une importance capitale, la Convention de Vienne puis le Protocole de Montréal.

Le protocole de Montréal, un évènement majeur
Devant ce phénomène mondial d’une extrême gravité, les pays industrialisés ont donc ratifié en 1987 le protocole de Montréal qui faisait suite à la Convention de Vienne. Le protocole de Montréal prévoyait notamment la suppression (sauf utilisations qualifiées d’indispensables comme c’est le cas en médecine) des CFC (CholoFluoroCarbones) et autres substances telles que le bromure de méthyle, le tétrachlorométhane, le bromochlorométane, les hydroborofluorocarbone…. Depuis 2009, le protocole de Montréal est adopté par les 197 pays membres de l’ONU, et interdit progressivement la production de réfrigérants et de solvants contenant des CFC ou la fabrication de certains extincteurs.

L’Union Européenne a peu à peu éliminé plus de 99 % de sa production de Substances Appauvrissantes d’Ozone (SAO) par l’application d’une législation communautaire visant notamment le secteur industriel.

Grâce au protocole de Montréal, les émissions de SAO ont baissé de plus de 80 % entre 1988 et 2010 et depuis la fin des années 1990 la couche d’ozone semble même se reconstituer au-dessus de la plupart des régions du monde. Le phénomène de couche d’ozone détruite devrait se dissiper progressivement d’ici le milieu du 21ème siècle grâce aux interdictions des CFC mais aussi des hydrochlorofluorocarbures contenus généralement dans les systèmes de climatisation générant des gaz à effet de serre.

L’étrange découverte de la NASA
Le 20 août 2014 l’agence spatiale de la NASA a fait la surprenante découverte d’une quantité inexpliquée de CCI4 ou Tétrachlorure de carbone dans l’atmosphère. Cette substance chimique interdite depuis 30 ans détruit la couche d’ozone. Utilisée avant 1987 dans les extincteurs ou par les pressings pour le nettoyage à sec, elle fut interdite dans le cadre du protocole de Montréal. S’il n’avait jamais été décelé la moindre émission de CCI4 entre 2007 et 2012, les émissions au niveau mondial de ce polluant représentent aujourd’hui environ 39 000 tonnes, équivalent à environ 30 % du volume maximum jamais enregistré avant la mise en application du traité.

Le 16 septembre, journée internationale de la protection de la couche d’ozone
En 1994, l’assemblée générale de l’ONU a institué le 16 septembre "journée internationale de la protection de la couche d’ozone" en référence à la date anniversaire de la signature du protocole de Montréal en 1987. Les États membres sont invités à consacrer cette journée à encourager les activités concrètes en accord avec les buts fixés par le Protocole de Montréal et de ses amendements. Chaque année, le secrétariat de l’Ozone du Programme des Nations Unies pour l’Environnement invite donc les pays membres à organiser des évènements pour célébrer cette journée. Le thème de cette journée du 16 septembre 2014 sera «La protection de la couche d’ozone, la mission continue» avec l’encouragement à redoubler d’efforts pour relever les défis. Un bon moyen de galvaniser les troupes !

Que faire au quotidien pour aider à limiter le trou dans la couche d’ozone ?
Pour vous déplacer, évitez d’utiliser la voiture pour les petits trajets. Pensez au covoiturage, conduisez doucement et respectez les limitations de vitesse. N’abusez pas de la climatisation et coupez le moteur dans les embouteillages.
Chez vous, réduisez le chauffage l’hiver, (pas plus de 19°C). Faites réviser vos installations et choisissez de préférence les énergies renouvelables. Réduisez vos emballages et recyclez le plus possible vos déchets.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free