Que retenir du sommet sur le climat de New York ?

Il faut trouver un accord global sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Voilà le message qu’a voulu faire passer Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies, aux 120 chefs d’État qui étaient réunis à New York la semaine dernière.

Si rien ne change, les experts prédisent une accélération du dérèglement climatique : les températures augmenteraient de 4,8 degrés au cours du siècle, ce qui entrainerait inondations, sécheresse, déplacements de population et problèmes sanitaires en tout genre. L’objectif de la communauté internationale est de limiter le réchauffement climatique à +2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle.

Que faut-il retenir de ce sommet exceptionnel ?

– Les déclarations des deux principaux pollueurs, la Chine et les États-Unis, étaient très attendues. Barack Obama, le président américain, a réaffirmé l’objectif de son pays de réduire de 17% les émissions de GES entre 2005 et 2020. Quant à Zhang Gaoli, le vice-Premier ministre chinois, il a indiqué que « la Chine fera de plus grands efforts pour lutter contre le changement climatique et prendre ses responsabilités internationales. »

– L’Union européenne a confirmé son intention de réduire de 40% ses émissions de GES entre 1990 et 2030

– Le président français François Hollande a annoncé que la France contribuerait « à hauteur d’un milliard de dollars » au Fonds vert, un fonds qui doit aider les pays les plus vulnérables à réduire leurs émissions de GES. En tout, 2,5 milliards auraient été promis.

– Plus de 130 pays, entreprises et associations ont promis de réduire de moitié la déforestation d’ici 2020 (et d’y mettre un terme d’ici 2030)

– Une vingtaine de pays africains s’est engagée à produire au moins 40% de leur électricité avec des énergies renouvelables en 2030.

Ban Ki-Moon s’est félicité que le sommet débouche sur « des engagements forts en vue d’un accord important sur le climat ». Il faut dire qu’il comptait aussi dans ses rangs un soutien de poids : Leonardo di Caprio. Lors de son discours, l’acteur, nommé ambassadeur de l’ONU pour la paix, a déclaré : « Ce n’est pas une question d’opter pour des ampoules à basse consommation ou des voitures hybrides. Il faut taxer les émissions de carbone, supprimer les subventions aux compagnies gazières et pétrolières, éradiquer les libertés que les pollueurs se sont arrogées au nom de l’économie de marché. Résoudre ce problème n’est pas une question de politique, mais de survie. »

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