Quelques astuces pour des courses bio, écologiques et bonnes pour ma santé

J’ai envie de réduire mon impact sur la planète par des gestes simples au quotidien. Et j’ai aussi envie de prendre soin de ma santé grâce à une alimentation bio et de qualité. Pour cela, je dois effectuer certains changements dans mes habitudes de vie à commencer par ma façon de faire les courses. Voici donc quelques idées et astuces pour des courses durables, plus respectueuses de l’environnement et de ma santé 🙂

 

Où faire ses courses ?

  • le marché local : les marchés regorgent de producteurs locaux et de bons produits. En plus, il est tellement agréable de se promener dans les allées colorées, parfumées et à ciel ouvert. Mais attention aux étals des revendeurs qui proposent des produits de qualité identique aux supermarchés et plus chers ! En savoir plus

 

  • les regroupements de producteurs : adhérer à une AMAP est une très bonne façon d’obtenir de bons fruits et légumes de saison, locaux et en général bio. Directement du producteur au consommateur, on évite les intermédiaires et donc les flux financiers et les transports superflus grâce à ce type de circuit court. C’est frais, c’est meilleur et c’est souvent moins cher. Toutes les semaines ou tous les quinze jours selon les associations, on vient chercher son panier composé. Plus besoin de réfléchir à sa liste de courses, le producteur s’en charge pour vous ! Certaines AMAP proposent également de la viande, du miel, du fromage, de l’huile de l’olive, des champignons, etc. Plus flexible mais un peu plus cher, on peut également acheter des produits locaux avec La Ruche qui dit Oui! On commande en ligne selon ses besoins et on va retirer sa commande le jour de la distribution.

  • les supermarchés : évidemment, on préférera les supermarchés bio aux supermarchés standards. A défaut, on essaiera de se concentrer sur le rayon bio des supermarchés ordinaires.
  • les magasins de vente en vrac : fini les emballages et le suremballage ! Ici, on vient avec ses petits pots en verre et ses sacs en toile réutilisables. Il suffit de faire la tare avant de peser ses produits, et hop on ne paie que le produit qui va être consommé.
  • la vente en ligne : si l’on ne dispose pas de tout cela autour de chez soi ou que l’on manque de temps, on peut aussi faire ses courses en ligne et trouver un large choix de produits bio.

Comment se déplacer ?

  • à pied : marcher, c’est très bon pour la santé. On ne le dira jamais assez. Pensons à prendre un cabas à roulette pour ne pas porter les choses trop lourdes.
  • à vélo : on peut installer un porte-bagage à l’arrière et y fixer une cagette en bois ou bien des sacoches latérales pour porter ses achats, ou encore une petite remorque à vélo.
  • en bus et autres transports en commun : le cabas à roulette semble également le candidat idéal pour le transport des courses en bus ou en tramway.
  • en voiture : ce n’est pas l’idéal pour la planète, mais parfois on n’a pas vraiment le choix. Pensons à laisser en permanence dans le coffre des sacs en toile et des caisses pour éviter que les achats ne se renversent pendant le trajet.

Que mettre dans mon panier ?

  • D’une manière générale, on privilégiera les produits locaux, de saison et bio. Il faut donc bien regarder la provenance de chaque produit. Au marché par exemple, jetons un œil aux cagettes qui se cachent derrière les étals. Des cagettes en bois simple se retrouvent en général derrière les étals des petits producteurs locaux, alors que des cagettes couvertes d’étiquettes colorées et de marques aux sonorités étrangères se trouvent généralement derrière les étals de revendeurs qui se servent plutôt à Rungis. Une jolie présentation peut parfois être trompeuse, soyons prudents.

  • les fruits et légumes : surtout, ne prendre que des fruits et légumes de saison ! Des produits non calibrés, irréguliers et pleins de terre devraient être bons et sains 🙂 Une salade dans laquelle on trouvera quelques insectes en la nettoyant est aussi un bon signe car il y a de fortes chances pour qu’elle n’ait pas été traitée aux pesticides. Et puis la différence se fait aussi au goût. Entre un légume d’agriculture intensive traité aux pesticides et à l’engrais chimique, et un légume bio qui a été cueilli le jour-même par le producteur de votre AMAP, il n’y a pas photo ! De même, il faut accepter le fait qu’on ne puisse manger des tomates qu’en été, des oranges qu’en hiver et des fraises qu’au printemps. On refusera d’acheter des haricots verts du Kenya, des citrons argentins et des champignons de Paris hollandais ! Non seulement l’empreinte carbone des produits augmente avec leur temps de transport, mais leur perte en vitamines également.

  • les produits carnés : on fera très attention à l’origine des produits. Et on privilégiera bien sûr la viande bio (ou labellisée), élevée et abattue dans de bonnes conditions. Pour réduire considérablement l’impact de notre alimentation sur l’environnement, on peut diminuer la quantité de viande consommée par repas, augmenter le nombre de repas végétariens, privilégier les viandes à plus faible empreinte carbone (porc, poulet, dinde).

  • les poissons : on évitera les poissons d’élevage (nourris souvent aux farines animales et aux antibiotiques). Les petits poissons sont à privilégier par rapport aux gros calibres tels que le saumon, le thon ou le cabillaud car ceux-ci sont susceptibles de contenir une concentration plus forte en polluants que les petits poissons (mercure, résidus plastiques, etc.) car plus loin au niveau de la chaîne alimentaire. Pensons à consommer régulièrement des poissons gras comme les sardines ou les maquereaux qui sont riches en oméga 3. Là aussi, il y a des saisons à respecter pour laisser le temps aux espèces de se reproduire et ne pas participer à l’épuisement de nos ressources marines.

  • les emballages : on évitera le suremballage et les produits vendus en parts individuelles. On se tournera plutôt vers le vrac, les emballages carton (recyclables) et les pots en verre (contamination des aliments par les matières plastiques), ainsi que les portions familiales (gros pots de yaourt ou de compote plutôt que petits pots individuels par exemple). Pensons également à amener nos sacs en toile pour les courses. A défaut, on peut revenir avec les mêmes sachets en papier pour les réutiliser pour la pesée des fruits et légumes et du vrac.
  • la liste des ingrédients : elle en dit long sur le contenu des aliments et leurs qualités nutritives. Il est très important de s’informer sur le contenu d’un produit avant de l’acheter et de le consommer. Lisons bien les paquets ! Evidemment, il vaut mieux éviter toute substance au nom inconnu ou étrange, les conservateurs, colorants, excipients, exhausteurs de goût et autres molécules chimiques qui n’ont pour fonction que de rectifier les propriétés organoleptiques d’un produit et d’allonger leur durée de conservation sans que l’on sache très bien si leurs effets sont néfastes pour la santé. D’une manière générale, plus on évitera les produits transformés, mieux l’on se portera 🙂
  • les produits d’origine animale comme la charcuterie et les produits laitiers : pour connaître leur lieu de fabrication, il faut se reporter aux étiquettes présentes sur les produits. Vous y trouverez un petit symbole ovale avec des lettres et des chiffres : les deux premières lettres indiquent le pays de production (ex : FR pour la France) et les deux premiers chiffres correspondent au département de production (ex : 81 pour le Tarn). Pour les oeufs, si le premier chiffre est un 3, les œufs proviennent de poules élevées hors sol, dans des cages. Si c’est un 2, elles ont été élevées au sol dans des bâtiments fermés. Si c’est un 1, elles ont été élevées en plein air. Si c’est un 0, les œufs sont issus de l’agriculture biologique.

 

Une fois tous ces bons reflexes adoptés, il n’y a plus qu’à cuisiner et à déguster. Avec de bons produits frais, goûteux, colorés et sains, cuisiner est un véritable plaisir !

 

Priscilla du blog Mangez-Moi.fr

2 thoughts on “Quelques astuces pour des courses bio, écologiques et bonnes pour ma santé

    1. En effet vous avez raison, il est difficile de savoir dans quelles conditions sont abattus les animaux ou de trouver une viande dont on est sûr que l’animal a été bien traité. Mais à défaut, manger de la viande bio permet au moins de manger une viande plus saine et plus respectueuse de l’environnement. C’est déjà mieux que de la viande d’élevage intensif.

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