Rainbow Loom : des substances nocives dans les pendentifs

Après avoir fait fureur cet été, les Rainbow Loom s’apprêtent à envahir les cours d’école. Ces bracelets élastiques à fabriquer soi-même sont nés aux États-Unis. Ils ont débarqué en France en 2013 grâce à un breton : Emmanuel Laurençon. Progressivement, les ventes s’accélèrent, et aujourd’hui, le produit s’arrache. Mais qui dit succès, dit aussi contrefaçon. Emmanuel Laurençon estime que 400 000 boîtes de faux Rainbow Loom ont été vendues sur les marchés, en grandes surfaces ou sur Internet en juillet dernier. C’est autant que la quantité d’originaux écoulés sur la même période.

Seul problème : les copies ne répondent pas toujours aux normes européennes. Dans le cas des Rainbow Loom, ce sont les pendentifs contrefaits qui posent problème. D’après le laboratoire anglais Birmingham Assay Office, ils recèlent des substances chimiques comme les phtalates, soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont étudié 16 marques low-cost, et ont trouvé que plusieurs d’entre elles dépassaient le taux de 0,1% de phtalates autorisé. Deux marques en contenaient même plus de 50% ! Les élastiques officiels de la marque Rainbow Loom, eux, sont garantis « sans latex, sans phtalates et sans bisphénol ».

Pour limiter les contaminations, le toxicologue Robert Baruki a livré à Europe 1 un conseil simple : éviter de porter les bracelets à la bouche. « La peau des enfants est plus fine, plus perméable aux toxiques en général. La préoccupation générale ici est qu’ils mettent ces pendentifs dans la bouche. L’essentiel des contaminations par les molécules toxiques se déroulent en effet dans le système digestif. »
Prudence donc avant d’acheter ces bracelets. Vérifiez bien que le label « CE » (garantie européenne) apparaît sur l’emballage, et procurez-vous les Rainbow Loom dans les points de vente officiels.

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