Serons-nous bientôt obligés de manger des insectes ?

Des brochettes de criquets, une quiche aux ténébrions ou un brownie aux vers, ça ne vous tente pas vraiment ? Il va pourtant falloir s’y mettre, d’après un rapport de la FAO ! La production de nourriture va devoir doubler dans les prochaines années pour répondre aux besoins des 9 milliards d’habitants que comptera la terre en 2050, et la consommation d’insectes (ou entomophagie) s’avère être une excellente réponse à ce challenge. Leur élevage génère 10 à 100 fois moins de gaz à effet de serre qu’un élevage de viande, et est très rentable (ils ont besoin de peu d’énergie). Mais les insectes ont aussi un véritable intérêt nutritionnel.

Selon la FAO, ils présenteraient « une proportion plus importante de protéines et de lipides que le bœuf et le poisson avec une forte valeur énergétique. Les chenilles sont riches en minéraux tels que le potassium, le calcium, le magnésium, le zinc, le phosphore et le fer ainsi que diverses vitamines. La recherche montre que 100 grammes d’insectes couvrent plus de 100 pour cent des apports journaliers recommandés en minéraux et en vitamines. »

Cédric Auriol, gérant de Micronutris, une entreprise française de production d’insectes comestibles, voit un autre avantage à l’entomophagie : « Vu que les insectes ne sont pas des mammifères, le risque de transmission d’une maladie de l’insecte à l’humain est inexistant. On ne pourra pas imaginer le ‘ver de farine fou’. » Mais sur ce sujet, la FAO reste prudente et rappelle que l’innocuité des insectes comestibles n’est pas totalement garantie, notamment à cause des différences dans leur alimentation ou leurs mécanismes de défense.

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes dans le monde se nourrissent régulièrement d’insectes, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine où ils participent à la lutte contre la malnutrition. Si les Occidentaux ont perdu l’habitude d’en consommer, sachez qu’ils en ingurgitent quand même 500 grammes par an de manière involontaire. Depuis la naissance de l’industrie agroalimentaire, une norme autorisant leur présence dans les aliments existe (elle est, par exemple, de 80 fragments de cuticule d’insecte dans 100 grammes de chocolat).

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