Solidream : un tour du monde à vélo

Vous êtes partis dans ce tour du monde il y a bientôt trois ans, y a-t-il une rencontre qui vous a plus marqués que les autres ?
Nous avons des centaines de souvenirs, plus forts les uns que les autres. Mais pour vous donner un exemple, je vais vous parler d’Alain, un retraité français qui vit en Colombie. Tandis que nous dormions dans les rues de Cartagena, passant nos journées à chercher un bateau pouvant nous emmener gratuitement jusqu’au Panama, Alain, un peu bourru mais curieux, vient nous aborder. Puis, tout s’enchaîne comme une douce mélodie. Nous sommes invités chez lui, passons une soirée à écouter son parcours et à raconter nos anecdotes, apprenons qu’il possède un bateau… Encouragé par sa femme, Alain nous explique le lendemain qu’il est d’accord pour nous emmener jusqu’au Panama sur son petit voilier de 9m. Ni une, ni deux, nous l’aidons à remettre son bateau en état, passons 5 jours à naviguer dans les Caraïbes, découvrons les indiens Kunas des îles San Blas et apprenons à mieux connaître cet homme sensible et généreux. Avant de nous quitter il nous dira "Vous m’avez réconcilié avec la jeunesse". C’est quelques mots raisonnent encore dans nos têtes et dans nos cœurs.

Quid des paysages parcourus ?
Si les rencontres sont les plus belles récompenses dans un tel voyage, nous traversons aussi des paysages qui nous laissent silencieux et rêveurs. La Bolivie, aussi connu sous le nom de Tibet de l’Amérique du Sud, nous a laissé des souvenirs impérissables, à des altitudes frôlant les 5000m, de même, la nature dense de l’Alaska ou de l’Amazonie nous fait encore rêver lorsque nous en parlons.  Mais nous pouvons surtout témoigner de la beauté unique du continent Antarctique. Une nature intacte, des montagnes plongeant dans la mer et une faune abondante et curieuse.
 
Comment faites-vous vous vivre avec 8 euros par jour ?
Nous avons décidé de voyager sans aller dans les hôtels, ni dans les auberges ou les campings. Le soir venu, nous plantons la tente dans un champ, installons nos hamacs sous les cocotiers ou faisons la "belle rencontre", celle qui vous invite à dormir sous un toit. Cette philosophie de voyage, en plus de nous permettre de respecter notre budget, nous ouvre les portes d’un monde que nous ne soupçonnions pas : un monde où l’hospitalité et la générosité n’ont pas de frontières. Les autres astuces pour économiser : se déplacer en vélo, ne jamais acheter d’eau minérale, cuisiner soi-même, faire sa lessive à la main, éviter les zones touristiques… 
 
Qu’est-ce que vous apporte le vélo par rapport à un autre mode de transport ?
Nous ne sommes pas des cyclistes à la base. Nous avons choisi le vélo car nous aimons nous dépenser physiquement, sommes autonomes, et pouvons nous déplacer relativement rapidement. Nos vélos ont été préparés pour pouvoir se réparer simplement et partout dans le monde. Ce que nous ne soupçonnions pas avant le départ, c’est à quel point le vélo est une vitrine. Nous attisons la curiosité des gens et ceci facilite énormément les premiers contacts avec les locaux. C’est ainsi que nous avons été hébergés par plus de 150 familles en 30 mois sur les routes du monde. Nous expérimentons un monde positif, une humanité extraordinaire, une hospitalité sans frontière.

Plus d’infos : http://solidream.net/

Crédit photo : Solidream

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free