Take OFF : faire décoller la recherche océanographique

Comment est né le projet Take OFF ?
Ce projet est parti de deux constats : le premier était que la protection des océans est essentielle pour la préservation du climat. Il a fallu attendre la COP21 pour qu’un comité d’experts et de scientifiques arrive à démontrer que l’océan était au coeur de la machine climat. Pour reprendre les mots de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd : « Si l’océan meurt, nous mourrons ». Le deuxième, plus urgent encore, est la nécessité de trouver des solutions pour réduire notre impact sur l’océan. Aujourd’hui, toutes nos activités ont des conséquences : prendre un verre d’eau, aller aux toilettes, respirer… Tant que l’on n’aura pas conscience de cela, on continuera à dégrader l’océan. Take OFF, c’est aller chercher les meilleurs biologistes et chercheurs dans le monde ; des jeunes qui amènent de nouveaux questionnements, et de se mettre en contact avec toutes les universités de biologie et tous les instituts de recherche dans le monde, grâce aux filiales du groupe Pernod Ricard, pour proposer des échanges académiques.

Take OFF comporte aussi une résidence scientifique sur l’île des Embiez…
L’ambition est finalement de reproduire ce qui existe déjà dans le monde pour les artistes. Je pense que les scientifiques sont aujourd’hui aussi importants dans la création de solutions. Les artistes ont droit aux mécénats, aux temps longs, ce dont ne disposent pas les scientifiques qui travaillent sur trois ou cinq ans, sans démonstration.

Patricia RicardMicheline Pelletier

Vous lancez également un appel au mécénat. Qui est concerné ?
Mon cousin Alexandre Ricard et moi-même allons voir et sensibiliser des chefs d’entreprise, pour les inciter à faire du mécénat océanographique, en leur disant que c’est plus important que la Biennale ou la FIAC, que c’est essentiel pour notre devenir, pour le climat et même pour le business.

Comment seront sélectionnés les chercheurs ?

Nous nous intéressons à de jeunes biologistes qui se penchent sur des solutions fondées sur la nature. Pour l’instant, nous travaillons avec deux universités : l’une à Busan, en Corée du Sud. L’autre à San Diego, en Californie, qui étudie ce qui relève de la fixation des organismes marins. Aujourd’hui, le véritable enjeu est de restaurer les habitats détériorés et de fixer les organismes sur le littoral, de manière à permettre le développement des larves et de relancer la dynamique de peuplement.

Photos : Take OFF – Portrait de Patricia Ricard par Micheline Pelletin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free