Transition énergétique : vaisselle et couverts en plastique, la fin en 2020 ?

Vers une révolution verte ?
Votée par les députés ce 14 octobre, la loi sur la transition énergétique initiée par Ségolène Royal devrait, à l’issue des navettes entre Assemblée Nationale et Sénat, être promulguée fin 2014. Outre l’engagement de réduire la part du nucléaire d’ici 2025, les députés ont adopté toute une série de mesures touchant directement le quotidien des citoyens. Les chèques-énergie devraient encourager les propriétaires à entreprendre des travaux de rénovation en vue de réduire la consommation d’énergie des logements, une indemnité kilométrique vélo exonérée de cotisations serait proposée aux employeurs. Mais les mesures qui ont fait le plus couler d’encre sont celles qui s’attaquent au véritable fléau qu’est le plastique jetable. Les sacs à usage unique et les ustensiles de cuisine jetable sont dans la ligne de mire.

Sus à l’usage unique !
Les sacs en plastique interdits au 1er janvier 2016 : la mesure était on ne peut plus urgente. Penchons-nous un instant sur des chiffres à donner le tournis : 17 milliards de sacs plastique utilisés en France chaque année, 122 millions souillant notre littoral, sans parler des 3,5 millions de km2 de plastique dérivant au large des côtes californiennes… L’on pourrait même se demander pourquoi attendre 2016 ? Même question concernant l’amendement du député Vert interdisant la vaisselle en plastique… à l’horizon 2020 au lieu de 2017 comme le demandait son auteur François-Marie Lambert. Autre faiblesse, l’amendement autorise les ustensiles "compostables et constitués pour tout ou partie de matières biosourcées". Remplacer du jetable par du jetable ne semble pas pertinent. Mieux vaudrait prendre exemple sur des initiatives de type Ecocup, très utilisés dans les festivals écologiques. Lavables, réutilisables et même personnalisables, ces verres sont consignés aux consommateurs qui peuvent soit les rapporter, soit les garder en souvenir.

Davantage qu’une révolution verte, les avancées certes modestes de la loi seraient-elles les prémices à un véritable changement des mentalités vis-à-vis d’une consommation trop encline au gaspillage ?

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