Très chère pollution

De l’Islande au Kazakhstan, 53 pays de la région Europe ont été passés au crible pour les besoins de cette étude, menée par l’OMS et l’OCDE*. Leurs conclusions sont sans appel : en 2012, la pollution de l’air extérieur et intérieur a entrainé la mort prématurée de 600 000 européens.

Maladies cardiaques ou respiratoires, accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon… Au coût des décès s’ajoute celui du traitement des maladies : en tout, 1 400 milliards d’euros par an. Une somme colossale qui représente un dixième du PIB de l’Union européenne et qui pèse lourd sur l’économie des pays : pour une dizaine d’entre eux (Ukraine, Serbie, Bulgarie…), le coût de cette pollution atteint plus de 20% du PIB.

En France, ce montant s’élève à 2,3% du PIB, soit 48 milliards d’euros par an. Les grandes agglomérations, dont la région parisienne et la région lyonnaise, sont les plus concernées : selon Airparif, plus de 2,3 millions de Franciliens ont respiré un air pollué l’année dernière, notamment les riverains de l’autoroute A1, exposés aux particules fines. Ces même particules, émises par le chauffage et les véhicules diesel, sont particulièrement observées par l’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, avec l’ozone, le benzène et le dioxyde d’azote.

Les responsables de cette pollution extérieure sont bien connus : la circulation automobile, les rejets des usines, les feux de forêts et le chauffage au bois. Tout cela sans oublier les sources de pollution intérieure : tabagisme, matériaux de construction, produits d’entretien, peintures… Pour évacuer les polluants, il est indispensable d’aérer son logement matin et soir, même en hiver, au moins dix minutes par jour.

En parallèle, le gouvernement a présenté un plan d’action pour lutter contre la pollution de l’air. Il comprend notamment un dispositif de classement des véhicules en fonction de leur niveau de pollution, un soutien financier aux villes qui prennent des mesures radicales pour la qualité de l’air, et une aide aux secteurs concernés par la pollution, dont le milieu agricole.

Selon l’étude de l’OMS et de l’OCDE, 90% des Européens seraient exposés à des niveaux de particules fines supérieurs aux recommandations.

*OMS : Organisation mondiale de la santé
OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques

Crédits photo : matteo / fotolia

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Spam protection by WP Captcha-Free