Une poule dans votre jardin, ça vous dit ?

En 2010, les Français ont consommé plus de 14,8 milliards d’œufs, soit environ 230 œufs par personne. Le hic ? Dans l’Hexagone, 80% des poules pondeuses vivent en cage dans une exploitation dite « conventionnelle ». Concrètement, cela signifie que chacune dispose d’un espace inférieur à celui d’une feuille A4. Une directive, entrée en vigueur en 2012, a tout de même imposé une modification de la taille et de l’aménagement des cages. Un changement bien peu généreux pour les oiseaux car l’espace disponible par poule a augmenté de la surface d’une carte postale !

Face à cela,
avoir une poule comme animal domestique a de multiples avantages : c’est économique (un œuf frais quasiment tous les jours en temps de crise c’est toujours ça), écologique (la poule se nourrit de déchets alimentaires donc la poubelle ne débordera plus), ludique (on récolte les œufs avec les enfants), sain (par rapport aux poules en batteries mal nourries et soignées). Et autorisé en ville (contrairement au coq qui fait trop de bruit). Certaines communes en France et en Belgique offrent même des poules à leurs habitants ou aménagent des poulaillers collectifs pour réduire la collecte des déchets ménagers.

A l’achat, un poussin traditionnel coûte 2€ pour une poule pondeuse femelle, un prix bien dérisoire comparé à la boîte de six œufs bio. Si vous la souhaitez «prêt-à-pondre», comptez 15€ pour la poule traditionnelle, et jusqu’à 60€ la poule de race. Pour des poules en bonne santé et des œufs en quantité, il suffit de veiller au grain : nettoyer le poulailler régulièrement, au moins deux fois par mois, et leur fournir eau et nourriture en abondance. Rassurez-vous, cela ne vous ruinera pas ! Pas besoin de ne leur donner que des graines de blé, puisque la poule mangera tous vos déchets alimentaires. Elle est omnivore et se régalera d’épluchures de légumes ou de pain rassis. 

Les poules picorent, grattent, vaquent… Pour se sentir à l’aise, elles ont besoin d’un poulailler, avec perchoir, mais aussi d’un parc à vivre où elles pourront gambader, avec ou sans grillage. Pour passer le froid de l’hiver et les chaleurs de l’été, pensez à leur aménager un endroit à l’abri.

A lire :
« J’élèverai bien des poules », Michel Audureau, éditions Terre Vivante, 12 euros. Dans cet ouvrage très accessible, Michel Audureau donne des conseils pratiques pour un élevage familial et bio.

On y apprend comment concevoir le poulaillerchoisir ses poules, se renseigner sur les races locales, les nourrir, se prémunir contre les prédateurs, respecter des règles d’hygiène simples et utiliser les traitements naturels préventifs.

Crédit photo : © Tomas Sereda – Fotolia.com

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