Veggie or not veggie?

Ces derniers temps, l’alimentation végétale a le vent en poupe. A l’approche de la COP21, les débats autour des enjeux climatiques sont en effet légion, et elle est mise sur le devant de la scène tandis que l’élevage est pointé du doigt.

D’ailleurs, de plus en plus de collectivités sont dans une démarche de diminution de la consommation de produits animaux. Ainsi, le député maire Yves Jego a déposé le 8 octobre dernier une proposition de loi visant à rendre obligatoire la présence d’un menu végétarien dans les cantines, faisant suite à la pétition lancée par ses soins à la fin de l’été et d’ores et déjà signée par près de 150 000 personnes.

Ce, avant même les deux scandales qui ont touché la viande au mois d’octobre, avec la diffusion par l’association L214 d’une vidéo sur l’abattoir d’Alès, suivie quelques jours après par le classement de la viande transformée comme hautement cancérigène par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

Au-delà de ces considérations sanitaires, le premier reproche que l’on peut faire à l’élevage est d’avoir un impact considérable sur l’environnement.

Elevage et climat : quels liens ?

 

Si à première vue, élevage et climat peuvent sembler n’avoir aucun rapport, détrompez-vous, ils sont étroitement liés : nombreux sont les impacts environnementaux de l’élevage, à commencer par la pollution qu’il engendre. L’industrie agroalimentaire est en effet l’une des plus polluantes qui soient (oui, vous avez bien lu, l’une des plus polluantes), représentant d’après la FAO 18% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

La production animale nécessite par ailleurs beaucoup d’eau. Ainsi, pour la production d’un kg de viande de bœuf, les besoins en eau sont de 15 500 litres. A titre de comparaison, il en faudra « seulement » 1 800 pour la même quantité de graines de soja. Un écart conséquent, quand on sait que cette ressource naturelle n’est pas inépuisable…

L’on pourrait encore citer la déforestation, dans laquelle il joue un grand rôle, de par les besoins en terres qu’il engendre (pour élever et nourrir les animaux). Sans parler de l’impact de l’élevage sur la biodiversité, ou encore du bien-être animal, qui pourtant devrait être l’une de nos principales pistes de réflexion pour repenser notre mode d’alimentation…

Amateurs de viande/poisson, pourquoi ne pas mettre vos a priori de côté le temps d’un instant, et tenter l’une des deux actions proposées par l’Association Végétarienne de France ?

 

Pour les plus téméraires, le défi veggie

 

Le défi veggie est l’une des 50 solutions climat présentées à l’occasion de la campagne My Positive Impact, lancée par la Fondation Nicolas Hulot. Plébiscité par les votants, ce défi a obtenu près de 200 000 voix, faisant de lui l’un des 10 lauréats bénéficiant d’une grande campagne médiatique.

Jugez vous-même, le résultat en vaut la chandelle !

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