Vers l’Europe des énergies renouvelables

« Nous avons l’intention de faire de l’Europe le continent de la transition énergétique », a déclaré Delphine Batho, ministre française de l’Ecologie, du développement durable et de  l’énergie, quelques jours après les célébrations du 50e anniversaire du traité de l’Élysée. « Nous devons rêver l’avenir de la transition énergétique, a poursuivi Peter Altmaier, le ministre allemand en charge de l’énergie. Nous allons pour cela intensifier notre coopération, notamment organiser un échange d’informations très étroit entre nos ministères. » 

Dans ce rapprochement, le développement des énergies renouvelables occupe une place prépondérante. Il constitue, selon le ministre allemand, un facteur d’emploi, d’innovation et donc de compétitivité. Concrètement, il existe déjà depuis 2011 un bureau de coordination des énergies renouvelables. La déclaration signée par les deux ministres prévoit de le transformer en « office franco-allemand des énergies renouvelables ». Changement de nom, mais pas seulement. Ses moyens seraient également accrus. Afin de renforcer la coopération des deux pays face aux défis énergétiques, cette nouvelle structure constituera un centre de ressources et apportera de l’information tant aux administrations qu’aux acteurs professionnels. 

Selon la déclaration commune de Delphine Batho et Peter Altmaier, l’ambition est ainsi d’approfondir « toutes les formes de coopération », notamment sur « la planification territoriale, les impacts environnementaux, les coûts et les systèmes de soutien, l’emploi et la formation ». Cette coopération pourrait en particulier s’intensifier dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation. Le texte précise également que l’office disposerait d’antennes dans les deux ministères, qu’un comité de pilotage en définirait les orientations stratégiques, et que chacun des deux gouvernements y auraient un représentant. 
Rappelons que, pour le moment, c’est l’Allemagne qui fait figure de bon élève. L’éolien et le photovoltaïque y ont ainsi généré en 2012 près de 13,2% de la production électrique, contre seulement 3,5% en France. Début 2013, la puissance éolienne installée en Allemagne est approximativement quatre fois plus importante que dans l’Hexagone, les capacités photovoltaïques près de 9 fois plus. 

Pour aller plus loin, lisez la déclaration commune de la France et de l’Allemagne, ou regardez la vidéo de la conférence annonçant la création d’un "Office franco-allemand sur les énergies renouvelables".

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